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VALERE BESSALA BRILLANT INTELLECTUEL

Il faut admettre que depuis la fin du règne annoncé de manière fluctuante, le Cameroun voit émerger des hommes politiques exceptionnels, ce qui me rappelle les années brûlantes de 1990, lorsque la télévision nous a fait découvrir de grands hommes, surtout des grands professeurs. Notre pays aujourd’hui est dirigé par des hommes politiques qui peinent à adopter un comportement et des actions dignes d’hommes d’État. C’est alors que les hommes comme Valère Bessala, Cabral Libi et Owana Nguini ont  surgi, d’une origine inconnue. Pour ce qui est de Valère Bessala dont il sera question dans cet article, personne ne le connaissait intellectuellement parlant jusqu’à ces dernières années, où ses réflexions se sont avérées parmi les plus pertinentes et éclairantes des  hommes politiques actuels du Cameroun.

C’est véritablement un homme de science, ses discours me rappellent ceux de Wougly Massaga ou Roger Gabriel Lep, ou Elounga Beng Théodore Ateba Yené. Valère est avec Owono Nguini l’un des intellectuels affirmés de notre scène politique, que je recommande à tous les jeunes désireux de se cultiver politiquement. En ce qui concerne Owona Nguini, très souvent  controversé, c’est son aspect intellectuel qu’il convient d’apprécier. Valère et Nguini,  ces deux hommes tentent de ne pas faire sombrer le navire : l’un par sa pugnacité à défendre le pouvoir, et l’autre c’est-à-dire Bessala, par sa finesse qui éclaire avec liberté la situation loufoque du pays. Invité sur STV, il a exprimé quelques points de vue que j’aimerais commenter. Cette génération de jeunes hommes  politiques, prisonniers qu’ils sont d’une nation vieillissante. En ce tournant déterminant de notre histoire nationale, nous, les écrivains de l’ombre, observons attentivement et œuvrerons à restaurer les idées qui s’égarent momentanément.

C’est vrai, notre  patrie réclame ardemment un nouveau visage d’hommes et de femmes d’État, prêts à affronter les défis colossaux qui se profilent à l’horizon. L’émergence de cette nouvelle classe politique devient une impérieuse nécessité : les conditions matérielles de vie se détériorent, les inégalités sociales s’accentuent, l’exode rural et l’immigration  s’intensifient, les misères se  prolifèrent dans les quartiers, les vulnérabilités s’exacerbent, le nombre de nécessiteux croît, les ressources s’amenuisent, les richesses nationales se concentrent entre quelques mains, l’instabilité politique perdure, les droits fondamentaux de l’homme sont bafoués, et nos dirigeants politiques, vieillis et  affaiblis s’abandonnent dans une indifférence totale.

Le Cameroun est à la recherche de  nouveaux leaders, des leaders capables de transcender les intérêts particuliers au profit du bien commun, conscients de l’urgence de s’exprimer haut et fort en ce moment où nos institutions se dissolvent comme le sucre dans l’eau. Les accidents de la route se multiplient, les catastrophes sont fréquentes, la dégradation morale s’accentue dans les écoles, les cambriolages s’étendent jusqu’à la présidence.

Valère  Bessala, c’est  mon ami Coulibay Moussa, un Malien, qui  fut le premier à m’en parler. Il m’a appelé en pleine nuit pour me dire : « Calvin, vous avez de grands  intellectuels dans votre pays, j’ai suivi un, mon Dieu, il est formidable », sans pouvoir se rappeler son nom. J’ai cherché toute la nuit en vain, jusqu’à ce qu’il le voie de nouveau à la télévision et m’appelle pour dire que l’homme dont il parlait était en direct dans un débat avec d’autres. Jeudi dernier sur  JTS, Valère Bessala a parlé avec pertinence mais aussi avec oubli. Commentant d’abord l’accident de Landry Nguemo, il a démontré son côté d’ancien administrateur et sa connaissance géographique du Cameroun profond.

À la question sur Eto’o Fils, il a dit l’avoir soutenu, ce qui était une erreur. J’avais écrit lors de sa candidature que chacun verrait l’erreur commise. Affirmer que le football est simplement une distraction c’est ignorer  le rôle de l’artiste dans une société. On a conditionné notre esprit au Cameroun pour mépriser les artistes (footballeurs, musiciens, boxeurs, écrivains), alors qu’ils représentent le mieux notre pays.  Pour lui les vrais problèmes sont ailleurs. C’est faux. Les artistes dans un pays sont comme les soldats. Ce sont des personnes valeureuses mieux que quiconque. Même dans la Rome antique et la Grèce antique, les gladiateurs étaient les véritables héros de la nation et les plus adulés. En parlant d’Eto’o, il pense que celui-ci monopolise l’espace médiatique, mais ce n’est  pas Eto’o qui le fait, ce sont les hommes qui le suivent. Lui-même Valère il est  très présent sur les réseaux, il monopolise l’espace médiatique depuis un certain temps. Eto’o est victime de son aura de star et c’est tout à fait normal. Sa lettre fut une erreur.

Les hommes politiques ne parviennent pas à construire une dynamique autour de leur avenir politique et pensent qu’en parlant bien, ils seront cooptés, mais le petit homme doté d’un bon sens commun n’en a cure des grandes démonstrations intellectuelles. « Une actualité qui n’en finit pas », le football n’est pas l’opium du peuple. Il a plutôt sauvé le peuple. Ce sont les intellectuels qui tuent ce pays. Combien sont-ils en prison ? Les footballeurs se battent pour leur pays, jouent, investissent, comme le montre l’exemple de Landry Nguemo, qui, à 38 ans, a employé de nombreuses personnes et construit par la force de son talent de grands  immeubles.

Les intellectuels camerounais me surprennent parfois. Ici Valère ne sait pas ce qu’il dit. « Les Camerounais sont désespérés, ils cherchent un Messi », là il a raison, mais ce n’est pas la notoriété d’Eto’o qui crée ce désespoir. Ce pays est désespéré depuis longtemps, bien avant le président Ahidjo ; la crise était déjà là. Il y avait déjà la pauvreté, la misère, le vol, les prisonniers politiques, mais on ne pouvait en parler. Les choses se sont aggravées avec le nouveau régime. Et Valère lui-même est un ancien fonctionnaire préfet. Qui sait pourquoi il n’est plus là.  « une jeunesse fanatisée, si vous n’êtes pas avec Eto’o, vous êtes un hibou. » Dit-il. Rien à reprocher à Eto’o ici. il faut voir avec ses fans. Au cours  de cette émission, Valère montre de grandes lacunes, comme s’il n’était pas dans son assiette ce jour-là, lorsqu’il dit que les jeunes ne soutiennent pas Cabral Libii qui est en train de perdre son parti et préfèrent Eto’o.

C’est là que mon mon intellectuel  s’est égarée complètement. Je comprends, il est administrateur, intelligent mais ne comprend pas les choses lorsqu’elles sont vraiment lorsqu’elles s’amorcent profondément. Qu’a fait Cabral Libii pour ces jeunes depuis qu’il est député ? Eto’o a beaucoup fait pour la jeunesse, il a créé de nombreuses stars parmi les Lions. Dans toute société donnée, ce ne sont pas les hommes politiques ou les intellectuels qui servent de références, ce sont les artistes. C’est pourquoi les peuples les comprennent lorsqu’ils meurent, le peuple est derrière eux lors de leurs funérailles. Kotto BASS, Zanzibar, Marc vivien Foé.

On se souvient que le mathématicien Luc Pandjo, qui a formé la plupart des  professeurs de mathématiques du Cameroun, était également mort le même jour que Zanzibar, mais personne n’évoquait son nom. DJ Arafat mobilise tout un pays ;  Johnny Hallyday remplit les Champs-Élysées, Michael Jackson fait pleurer le monde. Quel leader politique peut encore rassembler autant de monde si ce n’est lors d’obsèques officielles ? Il faut faire la distinction entre l’artiste et l’homme d’action. je m’arrête là aujourd’hui… malgré les incongruités qui se sont multipliés dans cette émission.

Quoi qu’il en soit, Valère est celui que j’admire, bien qu’on ne voit que sur les plateaux de télé, il ne descend  pas sur le terrain ;  il parle bien, comme toute personne qui est encore en dehors de la mangeoire. Attendons de voir ce qu’il fera lorsqu’il arrivera au  pouvoir, car je sais qu’il jouera son rôle un jour dans ce pays, comme il le fait déjà en éduquant brillamment le peuple.

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