L’élection de Miss Côte d’Ivoire a, une fois de plus, enflammé les passions. Bien que Fatim Koné ait été couronnée, de nombreux observateurs continuent de penser que la première dauphine aurait pu, voire dû, remporter le titre. Ce débat, loin d’être stérile, traduit l’attachement du public à ce concours devenu, au fil du temps, un miroir des sensibilités nationales. Certes, chaque jury a ses propres critères : prestance, éloquence, culture générale, beauté naturelle, entre autres. De leur côté, les internautes jugent avec leurs cœurs, leurs préférences, leurs coups de foudre spontanés. Et si l’on s’accorde à dire que la première dauphine n’a pas démérité, c’est bien parce qu’elle a su toucher les esprits, marquer les regards et graver son nom dans les mémoires. Elle n’a peut-être pas reçu la couronne, mais elle a gagné l’estime du public, et cela vaut parfois un grand titre. Personne n’a jamais nié sa beauté, ni contesté sa prestance. Mais une première dauphine, aussi brillante soit-elle, n’est pas la reine.

Le choix final appartient à ceux qui ont voté, à ceux qui ont tranché en conscience. Car si la Côte d’Ivoire ne manque pas de femmes magnifiques, il ne s’agit pas simplement de beauté. Le concours couronne une ambassadrice, une voix, une vision. Marie Axelle, cette deuxième dauphine dont on parle tant, est, en effet, très appréciée du COMICI. Elle est sollicitée, valorisée, honorée. Sa trajectoire ne s’arrête pas à un rang. Elle incarne une élégance rare, une grâce affirmée. Et si certains trouvent en elle une maturité jugée excessive pour le concours, d’autres y voient une force tranquille, une maturité assumée, une présence inspirante. À ceux qui crient au scandale, qui dénoncent un favoritisme ou un manque de transparence : avez-vous voté ? Avez-vous porté votre voix dans les urnes, ou seulement dans les commentaires ?
La critique, aussi légitime soit-elle, ne saurait remplacer l’action. Fatim Koné, quant à elle, avance avec douceur, telle une fleur qui éclot sous les projecteurs. Sa beauté est discrète mais puissante, sa lumière calme mais persistante. Elle a su séduire un jury exigeant et conquérir, à sa manière, le cœur de la nation. Le débat ne devrait pas être celui d’un rejet, mais d’un respect mutuel. Car la beauté ne se dicte pas, elle se ressent. Et si cette fois, le choix du jury ne fait pas l’unanimité, c’est peut-être parce qu’il touche un point sensible : nos goûts, nos biais, nos préférences intimes. Au fond, cette élection restera dans les mémoires non pas pour ses polémiques, mais pour les femmes qu’elle a révélées. Et à sa manière, la première dauphine, dans son éclat propre, a bel et bien gagné.

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