Mag-Afriksurseine-Mars-2024

LA FETE DU 20 MAI A LINTE CHEZ SA MAJESTE TADONI NICAISE

 

Village Linté, cœur battant des Vutés, s’est levé ce 20 mai comme une promesse, comme une prière d’unité offerte à la nation. Dès l’aube, le village baignait dans une animation particulière, celle des jours rares où les ancêtres eux-mêmes semblent se joindre à la célébration. Les chemins de terre rouge, les cours familiales et les places sacrées bruissaient d’un même souffle : celui d’un peuple rassemblé. En ce jour béni, Sa Majesté le Chef Supérieur de Linté, Tadoni Nicaise, était présente en personne, silhouette digne et majestueuse, enracinée dans l’histoire. À ses côtés, d’autres chefs traditionnels de sa contrée, dont le chef de Gba’a, sa majesté  Isaac Bitir, formaient un cercle de sagesse autour de la mémoire de lui. Les danses s’ouvrirent alors, au rythme sacré du Makongo : tambours battants, hanches ondulantes, pieds martelant la terre comme pour la réveiller. Les groupes de danse, venus des villages placés sous l’autorité du chef supérieur, prirent possession de la scène avec grâce et puissance.

L’écho des chants des femmes se mêlait aux acclamations des villageois qui, debout, les yeux brillants, scandent les louanges de leurs chefs, véritables piliers d’unité. Parmi les figures notables, on retrouvait le maître d’école, droit et fier, et le chef de la cellule  RDPC, vêtu de ses plus beaux atours, arborant fièrement les couleurs de l’unité nationale. Le 20 mai prenait ici une saveur singulière, celle d’une fierté partagée, d’un bonheur collectif. Chaque instant était saisi dans l’émotion, immortalisé par des photos prises à l’aide de téléphones portables, capturant la beauté de l’événement. Dans son allocution marquée  de sagesse, le chef de Linté a rappelé  à ses sujets les fondements d’une paix durable : le travail, la foi en la nation, le respect de l’autre. Il les invita à devenir des modèles de patriotisme ardent, à semer la paix partout où leurs pas les mèneraient, à vivre en harmonie avec les autres peuples et à se tenir prêts pour les prochaines échéances électorales. Linté, malgré le poids des années, se dresse là, imperturbable, tel un arbre ancien qui résiste aux tempêtes. Et c’est cela qui force le respect. À ses côtés, les reines, douces et vigilantes, veillaient avec une élégance discrète. Ces femmes sont la marque vivante de la tendresse d’un peuple – une tendresse maternelle qui console, protège, et donne au pouvoir une profondeur enracinée dans l’amour et le devoir.

 

À la tombée du jour, lorsque le ciel s’est teinté de bleu profond, la chefferie de Linté s’est parée de lumière, semblable à un écrin précieux. Tout le village s’était  donné rendez-vous sur la grande cour ;  ceux venus de près comme de loin se retrouvent dans une atmosphère de retrouvailles, bercée de danses, de rires et de chants. Il ne s’agissait plus simplement d’un événement : c’est plutôt  une communion. Pour couronner  l’événement, le chef supérieur  s’est levé et a longuement esquissé le pas de danse ce qui a rehaussé l’éclat  des festivités. Sa présence est  ressentie comme une bénédiction. Son pas toujours alerte, son regard ferme et paisible ravivaient la confiance de son  peuple rassemblé. Sa majesté Tadoni Nicaise montre qu’il est  le guide tranquille d’un peuple debout et  en marche. Oui, le 20 mai est une date capitale dans la vie de la nation, et cela se fait ressentir partout. C’est un miroir tendu à nous-mêmes, Camerounais des villes comme des campagnes. C’est l’écho de notre histoire commune, un chant d’unité dans la diversité, une célébration de ce que nous sommes, de ce que nous partageons, de ce que nous espérons. Bonne fête de l’unité à tous. Vive Linté, joyau vuté. Vive le Cameroun uni, fort et fier.

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