Je souhaite rendre hommage à ceux qui ont le courage de s’élever contre les injustices de notre époque, sous toutes leurs formes. Ces voix qui osent s’élever dans un monde souvent sourd à la souffrance, méritent notre respect le plus sincère. La France, terre riche en histoire et en diversité, abrite en son sein de nombreuses personnes issues de la diaspora africaine, dont certaines, malheureusement, n’ont pas eu accès à une éducation complète et qui à force d’écouter les gens parler, ont retenu quelques vocabulaires qu’ils usent pour se prévaloir. C’est le cas du congolais Zack Mwekassa. Notre diaspora aujourd’hui, plus que jamais, aspire à des leaders courageux, des figures comme Franklin Nyamsi Wa Kamerun, ancrées dans les valeurs de justice et de respect des droits fondamentaux de la personne humaine.
Ces hommes et femmes sont les véritables enfants de l’Afrique, des artisans de la dignité et de l’honneur. Quant à Zack, il apparaît comme une âme perdue, un enfant issu d’une éjaculation précoce dont les français souvent finissent par considérer comme les excréments que l’Afrique vient déverser en occident. Les faits montrent qu’il n’a pas su tirer de leçons ni de son pays ni de son continent, et que son ignorance le rend aveugle à la beauté et à la profondeur du monde qui l’entoure. Son manque de culture, bien que regrettable, est une faiblesse que je choisis de lui pardonner, car le pardon est la voie de ceux qui comprennent la valeur de la vie dans toute sa complexité. A chaque fois, cet individu blesse les camerounais après avoir été un de mentors de ceux-ci dans le passé. Comment peut-on dilapider un héritage culturelle qu’on a constitué ?
Je connais beaucoup de camerounais qui le suivaient y compris mes propres enfants que j’ai vite fait d’arrêter après deux de ses directs. Nous intellectuels connaissons ce qui est bien au premier contact. Je savais que c’est une qui ne tardera pas à se diluer dans la bêtise. Ce que les Antillais appellent les « déblosailles ». C’est-à-dire une personne qui n’a rien à dire parce qu’il ne connait à proprement rien, mais comme il s’est fait connaitre par un art, il se propose et force d’être mentor pour ceux qui sont moins instruits. En Afrique, ceux qui utilisent la force sont souvent ceux qui manquent de profondeur intellectuelle. On ne dira pourtant pas cela de Ngannou, c’est un homme qui a été rationnel dans son histoire et son parcours est un exemple pour tout homme.

Dans la boxe, on tire généralement des valeurs nobles parce qu’on t’apprend à donner des coups, à les encaisser, plus tard à réduire ta force physique à une force mentale. La boxe, en tant qu’art, est un art noble, et l’esprit du boxeur devrait être un esprit chevaleresque. Mais Zack le succès de Ngannou l’a toujours effleuré. Qu’il veuille ou pas Ngannou a la plus belle histoire, qu’il soit venu par la route et d’autres par les avions, aujourd’hui ils sont tous dans le même bateau. Je tiens à lui préciser que Zack tel que je connais les camerounais va s’emporter dans un tourbillon qui le mènera bientôt à sa chute. Jour après jour, nous assistons à l’effritement de la pensée de celui qui se proclamait coach ou écrivain.
J’ai compris pourquoi, lorsque l’on me parlait de cet homme, je ne ressentais aucune connexion ; ma lecture des hommes montrait un mauvais aura de l’individu ; d’abord il était affreux, un homme trapu, avec un cou épais, une face peu intelligente, laide même, banale, des barbes sales, une barbe qui pendait, et qu’il caresse de la main, des grosses mains vulgaires aux doigts boudinés qui ressemblaient à ceux d’un creuseur de rat. Zack se présente aujourd’hui comme le plus grand salaud des réseaux. Je voyais plus de deux millions de personnes égarées qui le suivaient aveuglément, et je comprenais pas comment un tel nombre de personnes pouvait être entraîné dans un suicide collectif. Tout simplement parce qu’elles se trouvaient face à une personne nourrissant une estime démesurée de sa propre personne, qui ne manquait jamais une occasion de s’exalter en s’attribuant toutes sortes de victoires issues de combats révolus, dans une vaine tentative d’éclipser les succès des boxeurs d’aujourd’hui.
C’est triste de constater que Zack tente démesurément l’effondrement de briser l’imaginaire camerounais. Ses attitudes négatives envers certains peuples révèlent qu’il est devenu une sorte de déchet que l’on devrait rejeter. Lorsqu’il affirme qu’un Sénégalais ou un Togolais dépasse un Camerounais, il insulte autant les Sénégalais et les Togolais, car eux-mêmes savent que cela n’a aucun fondement. Il y a un travail immense à accomplir pour quelqu’un qui prétend s’adresser à la jeunesse et incarner une figure de la diaspora. Lorsqu’une personne est véritablement cultivée, cela se ressent ; elle ne dit pas tout ce qui lui passe par la tête, et même si elle devait tout dire, elle le ferait avec mesure. Fondamentalement, il y a une part sombre dans le comportement de cet homme.
Le Cameroun, quant à lui, ne se distingue pas simplement parce que c’est le Cameroun. Aux côtés de l’Afrique du Sud, il est l’un des pays qui grâce à ses hommes depuis la colonisation a inscrit dans les annales de l’histoire mondiale des événements parmi les plus éloquents. Le Cameroun est une terre de choix ouverts, de choix conscients, des actions historiques. Nous incarnons la lumière de l’Afrique noire, une liberté éclatante, un imaginaire puissant qui façonne l’identité camerounaise et africaine, un imaginaire qu’un Zack ne pourra jamais comprendre. Il fait l’apologie de la force brute. Zack Mwekassa restera ce « nègre blanc » que tout le monde connaît. Le Cameroun est un continent. C’est un pays icône.
Lorsqu’il est absent quelque part c’est le vide absolu. Je m’efforce de ne pas éteindre l’espoir et l’optimisme des Congolais comme Zack, car les Congolais sont des bonnes personnes, et je ne veux pas froisser mes amis congolais, ces grands hommes dont la scène politique et intellectuelle manque cruellement, et qui laissent désormais la place à des poubelles à ragots et à des imposteurs comme Zack. Zack n’est pas un exemple. Il est entré dans une phase d’autodestruction. Cultivons l’espoir de voir émerger de meilleurs influenceurs du Congo, de véritables artisans de la restauration de nos valeurs. Les vrais enfants d’Afrique.