La guerre en République Démocratique du Congo est un conflit permanent est sans issue. Elle le doit au silence des médias et à la condescendance des grandes puissances complices de cette tragédie humaine. Elle a déjà fait plus de six millions de morts. C’est le triste sort de tout un peuple qui a le tort de posséder dans son sous-sol les matières premières minières les plus convoitées. Cette guerre asymétrique n’est pas près de s’arrêter. Le M23, mouvement dit rebelle et opposé au pouvoir central de Kinshasa, est surarmées par les multinationales qui pillent sans vergogne les métaux rares du sous-sol congolais pour alimenter leurs usines qui fabriquent et vendent au reste du monde les « beaux téléphones portables » qui font partie des outils courants dans notre société.
Deux pays sont directement impliqués dans la guerre en cours en RDC : le Rwanda et l’Ouganda. Ces pays sont suréquipés pour fournir au M23, un mouvement terroriste, des armes pour libérer les espaces dans l’Est du pays et faciliter l’extraction des minerais. Pour y parvenir, ils ont fait installer sur place du matériel fourni et entretenu par les multinationales occidentales. Malgré les rapports de l’Onu qui confirment l’implication du Rwanda qui forme et finance le M23, la tragédie se poursuit. Les multinationales se frottent les mains. Elles se fournissent en minéraux à bas prix et peu importe la mort qui rode dans cet environnement.
A ce jour, l’ONU est incapable de qualifier de génocide les exactions du Rwanda, de l’Ouganda et de ses supplétifs du M23. Cette complicité est évidente et devrait interpeler l’Union Africaine qui n’ose se prononcer. L’armée régulière congolaise ne peut gagner cette guerre. Elle est très mal formée et mal équipée. Et pourquoi ? Les pays occidentaux, fabricants d’armes devant l’éternel, refusent de vendre des armes et des équipements à la RDC pour redorer son blason et mettre fin à la souffrance quotidienne des populations.
Le rôle ambigu de l’Union Européenne
Le sous-sol de l’Ouganda et du Rwanda ne sont pas riches en matières premières minières à l’instar de la RDC. En déstabilisant militairement et politiquement la RDC, le Rwanda et l’Ouganda, sous l’égide des multinationales occidentales, peuvent, en toute liberté, s’installer dans le territoire congolais et piller en toute impunité les ressources rares de la RDC. Pour y parvenir, ils fournissent des soldats, du matériel militaire et assurent la logistique des prétendus rebelles du M23.
Face à des combattants hautement équipés, la RDC est impuissante malgré ses appels à l’ONU et aux organisations tels que la CPI et l’Union Africaine.
Le drame de la RDC ne s’arrête pas là. L’Union Européenne et le Rwanda ont conclu un accord important pour favoriser le développement de chaînes de valeur durables et résilientes pour les matières premières critiques. L’Union européenne est-elle une organisation responsable ? Cet accord peut nous interroger car nul n’ignore que le sous-sol du Rwanda n’est pas riche de matières premières critiques. Dans ce cas, cet accord ne serait qu’une nouvelle imposture de l’Union Européenne qui se rend responsable du conflit en cours en RDC.
L’Onu a-telle pris connaissance de cet accord qui n’est rien d’autre qu’une forfaiture ? Dans l’affirmative, cet accord doit être dénoncé et décrié.
Mais la forfaiture de l’Union Européenne ne s’arrête pas là. Elle appelle aujourd’hui à un cessez-le-feu permanent entre les belligérants. N’est-ce pas un pyromane qui crie au feu ? L’Union Européenne est considérée comme une organisation respectable. Mes ses engagements et ses agissements, aux côtés des multinationales en Afrique et plus particulièrement en RDC pose problème. Sa proximité avec les multinationales dont elle défend les intérêts est très critiquable. En signant des accords avec le Rwanda, elle se fourvoie. Elle est disqualifiée à lancer des appels de cessez-le-feu entre la RDC et le M23.
Les pays de l’Union Européenne ont-ils connaissance de ses égarements dans le conflit le plus long au monde et le plus meurtrier qui oppose la RDC et le Rwanda avec la participation active de l’Ouganda et les multinationales occidentales ? Pour mettre fin à ce pogrom qui s’éternise et qui vide la RDC de ses ressources naturelles, un sursaut du monde dit « LIBRE » reste la seule alternative à un conflit jusqu’ici sans issu. Le rôle de l’Union Africaine est, une fois encore, inexistant. Ce colosse aux pieds d’argile devrait se réveiller et dénoncer l’Union Européenne et tous les acteurs de la tragédie d’un génocide en cours. La guerre en RDC ne profite qu’aux multinationales qui portent la responsabilité du conflit en cours. Le monde devrait se réveiller pour mettre fin à un génocide inavoué.
![]()









