Le Cameroun est là. Nous dirons merci à nos ancêtres qui nous ont légué cette terre, ce trésor vivant. Ils nous ont transmis non seulement des paysages, mais aussi la force et la résilience d’un peuple. Le Cameroun, avec sa nature verdoyante et végétative, est un don inestimable pour chaque Camerounais. Nous avons hérité d’une terre riche et d’hommes d’une magnificence qui, souvent, ne trouve d’égal que leur propre potentiel. Et pourtant, alors que nous comptons sur nos dirigeants pour guider ce pays, ils ne cessent de nous décevoir. Tous les regards sont rivés sur 2025, comme si les problèmes d’aujourd’hui et d’hier avaient miraculeusement trouvé des solutions. Nous sommes entourés de discours éloquents et d’hommes dotés de verve, mais la vie ne se résume pas aux mots : elle appelle des actions concrètes.
Prenons l’exemple de Donald Trump : ce n’est pas tant ses discours qui l’ont conduit au pouvoir, mais la portée visible et tangible de ses investissements. Je crois fermement en l’idéal du « vivre ensemble », mais celui-ci ne se démontre pas dans de simples déclarations. Il se vit au quotidien, dans la convivialité et la solidarité. Et cela, les Camerounais l’ont compris. Notre peuple s’aime, même si chacun cherche d’abord à garantir son propre bien-être. Mais ce qui nous manque cruellement, c’est un dialogue patriotique sincère, un engagement collectif qui transcende les ambitions personnelles pour servir une cause plus grande. Un nouveau contrat social ne naîtra pas de ceux qui sont en place ni de ceux qui aspirent à l’être.
Il nous faut des hommes nouveaux, des idées neuves, une génération prête à refonder ce pays sur des bases solides et éthiques. Nous avons été privés de générations prometteuses, dévorées par un système qui se perpétue sans renouveau. Aujourd’hui, le Cameroun a besoin d’un souffle nouveau, d’hommes et de femmes crédibles, porteurs d’une vision claire et désintéressée. Il faut à ce pays des hommes nouveaux, parce qu’on nous a bouffé des générations.
Les générations anciennes sont dans les nôtres et nous même, nous ne pouvons plus nous en prévaloir, nous nous mêmes sommes hors jeu, et pour cette raison il faut une génération nouvelle, neuve et potentiellement crédible. Le peuple camerounais est un peuple qui se cherche et qui se bat, il y a en son sein des leaders qui peuvent se révéler, car les camerounais sont brillants, aujourd’hui ceux qui parlent de 2025 comme candidature ne sont pas fréquentable éthiquement, dans un camp comme dans l’autre, il faut un troisième camp.
Il n’y a aucun leader qui peut parler on l’écoute ou s’il se taisait qu’on puisse le chercher. Ceux qui occupent aujourd’hui le devant de la scène sont prisonniers de leur narcissisme et de leurs visions identitaires. Ces critères ne peuvent bâtir un avenir durable pour notre pays. Pire encore avec des personnes qui n’acceptent pas d’être humble. Pourtant, le Cameroun est un grand pays, un pays qui refuse de mourir. Il a déjà survécu à des épreuves terribles, renaissant de ses propres entrailles. Ce pays ne mourra pas. Nous continuerons à l’aimer passionnément, malgré ce que certains de ses dirigeants lui ont infligé.
Mais il faut agir pour éviter que ce peuple ne sombre dans le désespoir ou la folie. Le Cameroun est un pays vivant, et chaque Camerounais prouve, par sa résilience, qu’une rédemption est possible. Celle-ci repose sur la volonté collective de faire converger nos forces vers des actions concrètes. Ce n’est pas en comptant les jours jusqu’à la prochaine élection que nous ferons la différence. Si nous avançons encore une fois à tâtons, tête baissée, nous échouerons à nouveau. Il faut quelque chose de neuf, quelque chose qui serve le bien commun, un projet qui rende au Cameroun sa douceur, son hospitalité et sa paix. Ce pays, autrefois respecté et admiré, est aujourd’hui la risée du monde.
Le système actuel nous maintient dans la misère et l’ignorance. Certes, il contient encore des aspects positifs, mais il est devenu dysfonctionnel, au point que nous en venons à regretter un ancien système qui semblait, avec le recul, moins mauvais. Il est temps pour une alternative. Il est temps pour une refonte totale, portée par un idéal nouveau et incarnée par une génération d’hommes et de femmes déterminés à servir leur nation avec humilité et courage. Le Cameroun mérite de sortir de ce cycle qui le maintient stagnant depuis 64 ans.
Le Cameroun, un pays prometteur
Le Cameroun est une terre de richesse et de promesses. Certes, cette grande richesse a été dilapidée, dispersée entre des mains qui n’en ont pas pris soin. Mais l’espoir demeure : nous pouvons reconstruire ce pays, replanter les arbres, recréer ses forêts, raviver sa faune, goudronner ses routes et bâtir des habitations dignes. Le Cameroun n’est pas un rêve utopique. C’est un pays réel, vibrant, habité par des enfants courageux et prêts à travailler. Mais encore faut-il leur en donner l’opportunité. Laissez ces enfants travailler, laissez-les contribuer à l’avenir de leur nation. L’histoire du Cameroun est marquée par des erreurs, parfois tragiques. Nous n’avons pas le droit de commettre une troisième erreur, car cela plongerait notre pays – ce pays qu’on qualifie aujourd’hui de continent – dans une catastrophe irréparable. Nous devons mettre un terme à cette spirale de désastres. Le Cameroun ne peut pas rester un espace où chacun vient faire son spectacle, prendre sa part et disparaître, laissant derrière lui un vide abyssal.
Il est urgent de créer des forums d’idées, des espaces où naîtront des concepts puissants et des idéologies fortes, car ce qui nous fait défaut, ce sont précisément ces visions solides et porteuses. Où se trouve l’essentiel ? Je n’ai pas la réponse définitive, car ce n’est pas à moi de dicter la marche à suivre. Je n’ai pas choisi la politique active, mais je me consacre à proposer des idées maîtresses pour orienter l’action politique. Je n’ai pas les leviers pour mettre en œuvre ces idées, mais je crois fermement que les Camerounais aspirent à voir de nouveaux visages, des hommes et des femmes capables de porter sur leurs épaules les espoirs de toute une nation. Ce renouveau nécessitera une équipe, soudée et déterminée, qui mènera le Cameroun vers la victoire.
Nous avons besoin d’un capitaine, d’un chef pour guider cette équipe politique, quelqu’un qui pourra fédérer un vaste mouvement unitaire, depuis les villages reculés de l’arrière-pays jusqu’aux grandes métropoles comme Yaoundé et Douala. Ce n’est pas une option, c’est un impératif. On parle depuis quelques mois de « s’inscrire pour 2025 », mais cela fait sourire. Ce mal connaître ce pays. S’inscrire, c’est peu de chose, presque rien. Ce qu’il faut, c’est dépasser l’illusion d’une solution dans l’immobilisme. Le problème central du Cameroun réside d’abord dans l’homme qui guide, puis dans les idées qu’il porte. Et aujourd’hui, il faut le dire sans détour : il n’y a pas cet homme.
Nous sommes unanimes sur cet aspect là. Il nous faut un détonateur. Un catalyseur capable de transformer la politique camerounaise, non pas par des actes téméraires ou héroïques, mais par une prise de conscience collective qui prépare le changement nécessaire. Ce n’est pas une question de bravoure, mais d’intelligence et de stratégie. Si je prends la parole aujourd’hui, c’est pour inciter à la réflexion. Si nous persistons à avancer avec les mêmes acteurs et les mêmes idées, nous nous condamnons à un nouvel échec prévisible. Nous devons d’abord changer nos modes de réflexion et refuser les solutions toutes faites qui nous ont conduits dans cette impasse.
Pour gagner une élection au Cameroun, il faut l’irruption massive du monde paysan, ce monde souvent ignoré mais qui, aujourd’hui, n’est plus dupe. Nous sommes dans un état comateux, et la croyance en un remède miracle s’amenuise. Mais il n’est jamais trop tard pour éveiller les consciences et bâtir ensemble un Cameroun nouveau, un Cameroun fort et digne, à la hauteur de ses ambitions et de son peuple.