0 7 minutes 1 an

Le pays est encore sous le choc après l’assassinat tragique de Merveille Mbella, une jeune femme de 21 ans, dont la vie a été brutalement arrachée dans des circonstances qui restent floues. Dans une vidéo qui fait actuellement le tour des réseaux sociaux, le père de la défunte, Mbombog Biyaga, sort de sa réserve et livre un témoignage poignant. Il appelle l’assassin de sa fille à se dévoiler et à expliquer les raisons de ce crime abominable, tout en affirmant qu’il y a des familles qu’on ne touche pas. Le père déclare : « Dieu vous montrera l’auteur de cet acte par tous les moyens. J’ai confiance que la justice triomphera. » C’est avec une voix emplie de douleur et de colère qu’il précise plusieurs faits relatifs à sa fille, réfutant certains clichés véhiculés par la presse et les réseaux sociaux. « Ma fille ne s’appelait pas Merveille Mbella. Son vrai nom est NGO BIYAGA SARA MATHILDE. Elle n’avait que 21 ans, et non 24 comme on le dit. Elle n’était pas une prostituée comme certains le prétendent. Elle travaillait dans une banque. Elle ne consommait pas de drogue. J’ai toujours été un homme respectueux des valeurs, et je ne bois pas. Ma fille n’a jamais touché à de telles substances. » Dans une déclaration pleine de sagesse et d’avertissement, Mbombog Biyaga appelle également les jeunes filles à être plus prudentes dans leurs comportements et leurs attitudes, notamment sur les réseaux sociaux. « Je demande aux jeunes filles de ne plus s’afficher sur les réseaux sociaux, de ne pas montrer leur corps et leurs photos, et de ne céder aux avances de personne. Le Cameroun est un pays dangereux. Restez chez vous, priez, lisez la Bible et trouvez des activités à faire chez vos parents. Le dehors ne va pas bien. »

 

La recherche de la vérité derrière la violence

Malgré la douleur qui le ronge, le père de Merveille Mbella est déterminé à découvrir la vérité et à obtenir justice pour sa fille. Il tient à souligner que sa fille n’a pas été empoisonnée, comme certains l’ont suggéré, mais qu’elle a été tuée de manière violente. Il appelle l’assassin à se dévoiler et à lui fournir une explication sur les raisons qui l’ont poussé à commettre cet acte ignoble. « Il faut savoir qu’il y a des familles qu’on ne touche pas. Je laisse la justice faire son travail, mais je demande à la personne qui a tué ma fille de se dévoiler et de m’expliquer pourquoi elle l’a tuée. » Une partie de la confusion entourant cette tragédie réside dans les questions sur l’âge de Merveille, son travail et ses fréquentations. Le père insiste sur le fait que l’âge n’est pas le point central ici. Ce qui importe, c’est la perte d’une vie humaine, d’une vie précieuse, à un moment où la jeune femme était encore dans les premières étapes de sa carrière et de sa vie active. « Ce n’est pas une question d’âge, que ma fille ait 18 ou 21 ans, la question est celle de la vie qui a été enlevée brutalement. Ce que je veux, c’est que l’assassin soit retrouvé et qu’il subisse les conséquences de ses actes. »

 

Des accusations sur la vie privée et la gestion de la tragédie

Certains, dans leur douleur et leur recherche de réponses, ont commencé à spéculer sur les raisons qui ont mené à cette tragédie. Les interrogations sur le fait que Merveille ait été vue avec un homme de 40 ans à une heure avancée de la nuit ont alimenté les débats. Le père, cependant, refuse de se laisser distraire par ces détails, insistant sur le fait que « les enfants doivent être plus prudents et ne pas courir après des apparences. Le monde d’aujourd’hui n’est pas comme avant. La jeunesse doit comprendre que tout ce qui brille n’est pas de l’or. » En outre, certains ont critiqué la façon dont Mbombog Biyaga gère la situation, notamment le fait qu’il semble appeler à une forme de négociation avec l’assassin. Mais pour beaucoup, la justice ne se négocie pas, et la question est plutôt de savoir comment ce genre de tragédie peut être évité à l’avenir. Beaucoup remettent en question la logique de « faire parler » un meurtrier, car, comme le dit un internaute, « On ne négocie pas avec les assassins. »

 

Un héritage de respect et de traditions

Le père de Merveille Mbella, issu d’une famille traditionnelle influente dans la société camerounaise, semble comprendre que son statut et son rôle dans la communauté devraient lui permettre de protéger ses enfants. Il en appelle à sa propre sagesse et à sa puissance traditionnelle, soulignant que « en tant que Mbombog, je devrais pouvoir anticiper ce genre de tragédie. Mon pouvoir traditionnel aurait dû protéger ma fille. » Cette déclaration montre la profonde frustration et la tristesse d’un père qui se retrouve dans une situation où même les plus grandes protections sociales et spirituelles n’ont pu empêcher une telle tragédie. Elle reflète également un appel à la solidarité et à la réflexion sur les valeurs qui devraient guider notre société.

 

Un appel à la justice

Ce témoignage bouleversant de Mbombog Biyaga démontre la peine d’un père vivement attristé. C’est un cri de justice, une demande de vérité, et une réflexion sur l’importance de la vie, du respect et des valeurs humaines. Le père de Merveille réclame que son assassin soit retrouvé et que sa fille, bien qu’elle ne soit plus de ce monde, soit honorée comme il se doit. « Je veux que justice soit faite pour ma fille. Qu’elle repose en paix et que celui qui l’a tuée paye pour son acte. » Cet appel résonne comme un avertissement à toute la société : la violence, sous toutes ses formes, doit cesser, et les responsables de ces actes doivent être tenus responsables.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *