Mag-Afriksurseine-Mars-2024

Douala : scène de violence cynique à Mabanda

Douala

Les scènes de violence au Cameroun ne manquent pas ; les réseaux sociaux nous y habitués à les vivre aujourd’hui de façon banale, nous sommes entrés dans une société de banalisation. Les conditions des vies de nos  peuples poussent ceux-ci à fantasmer la violence comme quelque chose qui doit se produire au moins une fois par semaine. Et la violence est une pratique quotidienne dans nos quartier.  Une vidéo devenue virale sur les réseaux, montre des jeunes filles en bande organisée, qui, semble-t-il, ont d’abord séquestré leur camarade, avant de la torturer cruellement ; un véritable lynchage, une scène barbare et inadmissible. La scène donne littéralement froid dans le dos, cette dernière qui répondrait au nom  de Marie Thérèse Ngolingock est tabassée, ses cheveux sont coupés, puis elle est mise à nue pour après être aspergée de feu ou d’acide.

La petite jeune fille visiblement traumatisée  n’a pu crier, comme elle aurait dû faire pour appeler le secours, les coups tombaient sur elle comme de la pluie, des actes de violence cyniques. ses tortionnaires la filment en riant à bouche que veux-tu. Qu’a-t-elle fait pour mériter tout cela, et même si elle avait fait quelque chose, c’est à la justice de sévir. Des jeunes filles qui peuvent agir sans état d’âme sont tout simplement en train de copier ce qu’ils voient autour d’eux, notre pays est un pays violent, des scènes de violence se racontent tous les jours, et tout ceci nourrit leur imaginaire, c’est pourquoi elles passent à l’action par passion du mal, notre société est pourrie, nous n’avons plus de conscience. Comment pendant des heures, les jeunes filles se contentent de torturer une personne qu’elle connaît avec délectation, sans qu’aucune décide d’arrêter le supplice.

Cette image, qui a choqué plus d’eux, a fait réagir la population du quartier concerné Mabanda. Un quartier qui est une véritable poubelle à ragot, où il est difficile de marcher à une certaine heure entre la route qui mène le cimetière vers le marché, un quartier bosselé, des agressions nocturnes à domicile, sont fait au moins fois par semaine sans oublier ces camions d’une société de bois qui traverse dans la foule bigarrée, je me souviens une année où en pleine marchée la chaine qui relie les billes de bois au camion s’est coupé et tombé sur les marchands de fruits, quel drame indescriptible, c’était si épouvantable que toute la population s’est éloignée durant deux heures  avant d’approcher le lieu du sinistre.  Le sang des victimes coulaient comme une rivière.

Mabanda est un quartier plein des eaux du Wouri, quand ce n’est pas une chaloupe qui s’engloutit avec la ses occupants, c’est un pêcheur qui disparaît avec sa cargaison, lorsque les eaux sont calmes, c’est dans les quartiers qu’on entend une empoignade ensanglantée. Mabanda, c’est comme ça, on ne sort jamais de là indemne. Avec la crise anglophone, beaucoup de déportés sont venus habiter dans cette zone, tous méritent d’être protégés. Il est hors de question que des crétines jeunes filles violentent ouvertement leur ami de la sorte, au dernière nouvelle, elles auraient été arrêtées,  la justice doit sévir, sinon d’autres connaîtront le même sort.

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