En pleine Coupe d’Afrique des Nations, alors que le Cameroun tout entier se rassemble derrière ses couleurs, la sortie médiatique d’un artiste pourtant adulé a révélé un malaise profond : celui de l’imposture d’un patriotisme proclamé mais aussitôt contredit par les actes. Se dire Camerounais, se dire patriote, puis annoncer publiquement son soutien à une nation adverse face au Cameroun, au nom de la reconnaissance, n’est pas un simple écart d’opinion, mais une confusion grave entre gratitude personnelle et devoir symbolique. Car le patriotisme ne se négocie pas selon les opportunités, il s’exprime surtout dans les moments décisifs. Cette déclaration, maladroite et inutilement provocatrice, a fissuré l’image d’un artiste que beaucoup admiraient, en rappelant une vérité simple : on peut être reconnaissant sans jamais tourner le dos à sa patrie. c’est une trahison comme ce soldat qui rejoint le camp ennemi et livre les secrets de guerre en sa possession. Pour toute personne qui trahi en période d’affrontement fut-il sportif doit être amené à la cour martiale. Vanister est un traitre et il doit être traité comme tel. En période de Coupe d’Afrique des Nations, le football dépasse le simple cadre sportif, car il est un symbole d’unité nationale, un moment où les peuples se rassemblent derrière leurs couleurs, parfois au-delà des différences sociales, politiques ou culturelles. Cette déclaration du chanteur camerounais Vanister suscite une vague d’indignation. Enfant ramassé dans une poubelle , l’homme a sillonné dans tous les marchés de la capitale du cameroun, pour avoir une pitance.
En affirmant publiquement son soutien à la Côte d’Ivoire lors d’un match face au Cameroun, tout en se déclarant patriote, Vanister provoque une incompréhension profonde chez de nombreux Camerounais. Non pas parce que la reconnaissance est condamnable – elle est même une valeur noble – mais parce que la manière, le moment et le symbole posent problème. Personne ne nie que la Côte d’Ivoire ait joué un rôle important dans la carrière de Vanister. Reconnaître l’aide reçue, remercier un pays d’accueil, valoriser une fraternité africaine, tout cela est légitime. Mais soutenir sportivement un pays étranger contre sa propre nation, en pleine compétition continentale, est perçu comme le comportement d’un schizophrène qui venant de prendre les médicaments, s’égare momentanément. Vanister est apparu ce jour-ci comme un funambule mal inspiré, marchant sur le fil du patriotisme avec une guitare de reconnaissance sous le bras, mais sans balancier de bon sens. Le sourire confiant, le discours embrouillé, il semblait convaincu qu’on pouvait changer de camp sans que le public ne siffle. Dans cette mise en scène, qu’il fut diplomate, ou pas, le public, voit un artiste désaccordé, entre dans marcher avec sa guitare de pays en pays , la langue pendante, entrer dans de chanter dans les rues pour rechercher l’aumône. Le patriotisme en dehors d’être un slogan que l’on proclame, c’est une posture qui se vit, surtout dans les moments où la nation est mise à l’épreuve.

On peut aimer plusieurs pays, mais on n’en remplace pas un. Le Cameroun reste la terre d’origine, celle qui forge l’identité, celle grâce à laquelle un artiste est d’abord reconnu comme Camerounais avant d’être accueilli ailleurs. c’est annonce est une maladresse communicationnelle lourde de conséquences. mais la batardisation au cameroun a des excuses, car l’enfant de la rue reste l’enfant de la rue, car il garde le comportement pour retourner là où il est issu. De nos jours on ne s’amuse plus avec les réseaux, les affaires se collent très vite sur une personne. Lapiro en a subi les frais. Au-delà de l’émotion, cette affaire révèle une autre réalité. la communication ne s’improvise pas, surtout lorsqu’on est une personnalité publique. Les artistes sont des figures d’influence, volontaires ou non. Leurs paroles engagent, inspirent, choquent parfois. Dans ce cas précis, la déclaration aurait pu être formulée autrement, ou tout simplement gardée dans la sphère privée. Le timing – un match Cameroun vs Côte d’Ivoire – rendait la sortie encore plus délicate. En pleine ferveur nationale, les Camerounais attendaient un message de rassemblement, pas un positionnement perçu comme une prise de distance avec la patrie. Être patriote ne signifie pas être ingrat. Mais être reconnaissant ne signifie pas renoncer à son camp. L’équilibre est possible : remercier la Côte d’Ivoire pour les opportunités offertes, tout en affirmant clairement et sans ambiguïté son soutien au Cameroun lors d’une confrontation sportive. Dans une CAN, on ne demande pas aux artistes d’être diplomates, mais d’être cohérents avec ce qu’ils incarnent aux yeux du public.
Cette polémique doit servir de leçon, non seulement à Vanister, mais à tous les artistes et influenceurs, la notoriété impose une responsabilité, car les mots ont un poids, et certaines vérités, même sincères, ne gagnent pas toujours à être dites publiquement, surtout de cette manière. Le Camerounais peut aimer l’Afrique entière, mais quand le drapeau vert-rouge-jaune entre sur le terrain, le cœur du patriote ne doit pas hésiter. Cette affaire rappelle avec force que le patriotisme n’est ni une formule creuse ni une posture circonstancielle que l’on adapte selon les bénéfices reçus. Être reconnaissant envers un pays qui a tendu la main n’autorise pas à renier, même symboliquement, la nation qui vous a donné une identité, une voix et une légitimité. En période de Coupe des Nations, chaque prise de parole publique engage plus que l’individu : elle touche à la fierté collective. L’artiste, parce qu’il influence, se doit de mesurer ses mots et d’assumer le poids de ses symboles. Le Camerounais peut aimer d’autres terres, mais quand le Cameroun joue, le cœur ne doit pas se prostituer. Le reste relève d’une confusion regrettable entre intérêt personnel et devoir patriotique. Nous voilà en face d’un autre gamin dont le cameroun a bel et bien soutenu et qu’il faille maintenant le chier.
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