Cette nuit, à Paris, j’ai reçu mon cinquième prix littéraire, le prestigieux Prix de la Plume d’Or. Je l’ai toujours affirmé : l’écriture est pour moi un refuge, un exutoire, un souffle libérateur. Ceux qui, comme moi, portent en eux des racines profondes, marquées à la fois par les éclats lumineux de la vie et les ombres des épreuves, savent combien ces expériences nourrissent une imagination fertile. Une imagination qui, chaque fois que la plume glisse sur le papier, donne naissance à des récits profondément humanistes. Écrire, pour moi, c’est ouvrir une fenêtre sur l’âme, c’est tendre une main invisible à ceux qui cherchent à comprendre, à ressentir, à rêver.

Nous, les écrivains, sommes les passeurs du temps, les témoins silencieux des instants fugaces. À travers nos mots, nous racontons des histoires, transmettons des vérités, portons des éclats de lumière dans l’obscurité. Nous éduquons, nous apaisons, nous offrons des clés pour mieux saisir le monde, et parfois même pour le réinventer. Hier soir, alors que je serrais cette distinction entre mes mains, j’ai ressenti, plus intensément que jamais, la responsabilité qu’elle impose. Car, en réalité, les distinctions sont aussi des condamnations. Lorsque l’on vous décerne un prix, on vous condamne à être meilleur, à rester à la hauteur de ce statut qui vous a valu cet honneur.

On attend de vous que vous continuiez à exceller, à incarner ce mérite qui vous a été reconnu. Mais il n’y a ici ni complaisance, ni favoritisme. Chaque lauréat présent mérite que l’on découvre son univers, que l’on plonge dans ses mots, ses rêves, ses batailles. À vous, lecteurs, je dis : partez à la rencontre des œuvres que nous avons offertes au monde. Lisez nos livres, explorez nos articles, nos chroniques. Évaluez-les, savourez-les, et jugez par vous-mêmes si nous méritons, ou non, ces honneurs.
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