Selon Joseph Antoine Bell, la gardienne Behina a réalisé une prestation XXL. Quel que soit le résultat final, personne ne pourra jamais oublier cette performance, ni au Cameroun, ni chez les adversaires, ni chez les observateurs. Par son courage, ses arrêts et sa présence dans les moments importants, la gardienne camerounaise a contribué à écrire une nouvelle page de cette aventure des Lionnes Indomptables. À Rabat, le Cameroun s’apprête désormais à disputer le match le plus important de sa campagne, celui où chaque ballon peut devenir historique et où chaque minute peut rapprocher les Camerounaises d’un nouveau sacre continental. À Rabat, le Cameroun ne jouera donc pas seulement une finale. Il viendra mesurer le fruit de plusieurs semaines de travail, de mobilisation et d’accompagnement. Derrière les performances visibles sur la pelouse se cache tout un travail mené en amont pour permettre à la sélection de préparer cette compétition dans les meilleures conditions possibles. Dans cette histoire, le Ministre des Sports et de l’Éducation Physique aura apporté sa pierre à l’édifice, tout comme l’ensemble des acteurs qui ont contribué à cette campagne.

Mais désormais, la parole appartient au terrain et le dernier chapitre s’écrira sur la pelouse. Présent à Rabat pour cette grande finale, le Ministre des Sports et de l’Éducation Physique entend vivre aux côtés des Lionnes l’aboutissement d’une campagne dont il a accompagné avec diligence les opérations liées à la préparation et au financement. Dans une compétition de cette dimension, la bataille ne se joue pas uniquement pendant les 90 minutes. Avant le coup d’envoi, il y a tout un travail de l’ombre, fait de préparation, d’organisation, de mobilisation des ressources, de suivi administratif et de gestion des différentes opérations nécessaires à la participation de l’équipe. Tout ce travail permet aux joueuses de se concentrer sur l’essentiel, le football, le maillot et la quête du trophée. Dans un contexte où les questions financières ont souvent constitué une source de tensions autour des sélections nationales, la campagne des Lionnes au Maroc s’est déroulée avec une relative sérénité sur cet aspect. Les différentes opérations relevant du département ministériel ont fait l’objet d’une attention particulière, permettant au groupe de rester concentré sur son objectif sportif. Cette disponibilité et cette implication ont contribué à créer un environnement plus favorable autour de la sélection. Le Ministre des Sports apparaît ainsi comme l’un des accompagnateurs institutionnels de cette aventure, un homme qui, après avoir contribué à préparer le terrain en dehors de la pelouse, est désormais appelé à vivre avec les Lionnes le moment le plus important de cette campagne.

Et lorsqu’un homme de valeur accompagne une équipe de valeur, le souhait ne peut être que celui d’un retour au pays avec la plus belle des récompenses, le trophée. Ce serait le scénario rêvé, celui qui ferait de Rabat le théâtre d’une immense fête camerounaise et transformerait plusieurs semaines de travail, de sacrifices, de concentration et de mobilisation en un souvenir impérissable. Le football est ainsi fait, il récompense parfois les équipes capables de rester debout lorsque la pression devient la plus forte. Car une finale est toujours une histoire particulière. C’est le moment où les jambes peuvent devenir lourdes, où le cœur peut battre plus vite et où chaque seconde peut compter. Mais c’est également dans ces instants que naissent les légendes. Les Lionnes devront entrer sur le terrain avec la conviction qu’elles peuvent écrire leur propre histoire. Elles devront jouer chaque ballon comme s’il était le dernier, gagner les duels, défendre ensemble, attaquer avec détermination et ne jamais perdre de vue le rêve qui les a conduites jusqu’à Rabat. Mais les Lionnes ne seront pas seules. Une importante délégation camerounaise a rejoint Rabat afin de pousser derrière ces joueuses qui se sont déjà remarquablement battues. Dans les tribunes, le Cameroun aura son douzième joueur. Les chants, les drapeaux, les encouragements et les prières accompagneront les Lionnes à chaque course, chaque duel et chaque offensive. Ce ne sera plus seulement onze joueuses contre onze autres, mais toute une nation derrière son équipe.

Cette finale s’annonce comme un véritable événement. La pression sera forte, mais les grandes équipes sont justement celles qui savent transformer la pression en énergie. Les Lionnes ont démontré qu’elles possédaient les qualités nécessaires pour disputer des rencontres de forte intensité. Elles devront rester concentrées, solidaires et disciplinées, tout en étant capables de répondre présentes dans les moments où le match pourrait basculer. En face, le Malawi ne sera évidemment pas là pour faire de la figuration. Les Malawites disposent de joueuses capables de faire la différence à tout moment. Dans une finale, une seule erreur peut coûter cher, mais une seule action de génie peut également offrir la gloire. Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Joseph Dion Ngute, a quitté Yaoundé ce samedi 15 août 2026 à destination de Rabat, où il assistera ce dimanche à la finale de la CAN féminine 2026. Cette présence vient renforcer la mobilisation autour des Lionnes à l’heure où le Cameroun s’apprête à vivre un moment important de son histoire footballistique. À Rabat, la tension monte, la pression augmente et l’impatience gagne progressivement les supporters. Tout le pays aura les yeux tournés vers cette pelouse où se jouera bien plus qu’un simple match de football. À partir du coup d’envoi, il n’y aura plus de discours. Il faudra jouer, courir, combattre et croire. Croire en ses partenaires, croire en ses qualités, croire au maillot et croire en cette force collective qui accompagne les grandes équipes dans les moments les plus difficiles.

Les Lionnes devront porter dans leurs crampons les espoirs de tout un peuple et transformer chaque encouragement venu du Cameroun en énergie supplémentaire. Mes Lionnes, entrez sur ce terrain avec le cœur d’un peuple dans vos crampons. Courez pour celles qui vous ont précédées, battez-vous pour celles qui vous regardent depuis le Cameroun et défendez ce maillot comme un trésor. Chaque passe, chaque tacle, chaque arrêt, chaque course, chaque but et chaque seconde pourront entrer dans la mémoire collective. La gardienne Behina l’a déjà montré, dans les grandes soirées, il faut des joueuses capables de répondre présentes lorsque le destin frappe à la porte. Le Cameroun est debout, Rabat est prêt et les tribunes attendent. Le peuple camerounais retient son souffle. Les Lionnes sont désormais à quelques coups de sifflet d’un moment qui peut devenir éternel. Elles ont déjà gagné le respect par leur parcours, mais il leur reste désormais le plus beau chapitre à écrire. Que leurs cœurs soient forts, que leurs jambes répondent présentes et que leur amour pour le maillot soit plus puissant que la pression. Au coup de sifflet final, le Cameroun rêve d’une seule image, celle des Lionnes Indomptables soulevant fièrement le trophée et ramenant la Coupe à la maison. Alors, mes Lionnes, écrivez votre propre histoire, faites vibrer tout un peuple et donnez-nous cette émotion que seul le football sait offrir. Demain, à Rabat, il s’agira de laisser une trace. Il s’agira de transformer le rêve en réalité et de faire entrer ces Lionnes dans la légende du football camerounais.

Il convient tout de même de le dire qu’on aurait également pu espérer qu’une délégation de supporters soit mobilisée et envoyée à Rabat afin de renforcer ceux qui avaient déjà fait le déplacement. Il aurait également été possible de solliciter les groupes de danse, les animateurs et les associations de supporters des différents clubs de football pour créer, au Maroc, une véritable marée camerounaise autour de nos Lionnes. Mais, de tout cela, rien ou presque. Cette situation aurait pourtant pu constituer une belle occasion pour les entreprises, les grandes sociétés et les personnalités du monde du football de jouer leur rôle. Certains footballeurs camerounais de renom, qui évoluent au plus haut niveau et disposent de moyens considérables, auraient pu prendre l’initiative de financer les billets de quelques supporters afin de leur permettre de vivre cette finale aux côtés de nos représentantes. De même, de grands hommes d’affaires auraient pu se mobiliser pour accompagner cette équipe qui porte les couleurs et l’image du Cameroun au-delà de nos frontières.
Malheureusement, cette mobilisation populaire et privée semble avoir fait défaut. Et c’est peut-être là l’un des paradoxes les plus regrettables de notre football. Nous avons les talents, les moyens et les personnalités capables de faire la différence, mais nous peinons encore à transformer ces atouts en une véritable force collective. Dans un moment aussi important, le Cameroun aurait mérité une mobilisation à la hauteur de ses ambitions. Soutenir nos équipes nationales ne devrait pas être uniquement l’affaire de l’État ou de quelques supporters courageux. C’est aussi une responsabilité collective, celle des entreprises, des sportifs, des artistes, des entrepreneurs et de tous ceux qui ont les moyens de contribuer à écrire une belle page de notre histoire sportive. Il est donc difficile de ne pas ressentir une certaine déception. Non pas parce que le Cameroun manquerait de ressources ou de personnes capables d’agir, mais parce que nous semblons parfois manquer de cette capacité à nous unir autour de ce qui devrait pourtant nous rassembler le plus naturellement, notre drapeau, notre maillot et notre amour du football.
(sources journaux du cameroun)
