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C’est dans une atmosphère quelque peu inhabituelle que les Lions Indomptables du Cameroun poursuivent leur préparation au Congo-Brazzaville. Pour leur première véritable séance d’entraînement, les Camerounais ont dû se rendre au centre technique d’Ignié, situé à environ 45 kilomètres au nord de Brazzaville. L’éloignement du site et l’image d’une pelouse entourée d’installations modestes ont forcément surpris ceux qui imaginaient les Lions préparer une rencontre internationale dans un environnement plus imposant.  Pourtant, sur le terrain, les joueurs ont travaillé pendant environ quatre-vingt-dix minutes, sous le regard de journalistes et de nombreux riverains venus observer Bryan Mbeumo et ses coéquipiers. Il serait toutefois excessif d’affirmer, sans éléments supplémentaires, que toutes les dispositions auraient volontairement été prises pour indisposer la sélection camerounaise. Une telle intention ne peut être déduite de simples conditions d’entraînement. Ce qui est certain, en revanche, c’est que cette affiche Congo-Cameroun aurait mérité un environnement à la hauteur de son histoire. Les deux nations sont voisines, partagent une longue culture footballistique et ont toutes deux connu les sommets du football africain. Le Congo fut notamment champion d’Afrique en 1972.

La déception est surtout grande autour des conditions annoncées pour la rencontre. Le match du 29 septembre doit se disputer au stade Alphonse-Massamba-Débat et les informations les plus récentes indiquent qu’il se jouera à huis clos. Des problèmes de conformité et de sécurité de l’enceinte avaient été évoqués les jours précédents. Une telle affiche sans supporters perd nécessairement une partie de son âme. Le football se joue certes avec vingt-deux hommes sur une pelouse, mais il se nourrit également des chants, des cris, des couleurs et de cette respiration collective qui descend des tribunes. Un grand match privé de son public ressemble toujours un peu à une fête dont on aurait fermé les portes. La frustration est d’autant plus compréhensible que la communauté camerounaise installée au Congo s’était mobilisée pour accueillir et soutenir les Lions. Avant même leur arrivée, des associations de la diaspora s’organisaient à Brazzaville pour accompagner la sélection nationale. À l’aéroport, les joueurs camerounais ont d’ailleurs bénéficié d’un accueil chaleureux de leurs compatriotes établis au Congo. Il serait donc injuste de confondre les difficultés liées aux infrastructures avec l’hospitalité de toute une population. Cette rencontre possède également une saveur particulière en raison de la présence de Claude Le Roy sur le banc congolais. À 78 ans, le technicien français retrouve une sélection camerounaise qu’il connaît intimement pour l’avoir dirigée autrefois. Quarante et un ans après ses débuts africains avec les Lions, le voilà de nouveau face au Cameroun, cette fois dans le camp adverse.

C’est précisément cette histoire commune qui donnait au rendez-vous une dimension presque romanesque. Il aurait fallu des tribunes pleines, des tambours, des drapeaux camerounais et congolais, des chants répondant aux chants et cette fraternité bruyante que seul le football africain sait parfois produire. Au lieu de cela, le silence risque d’accompagner les acteurs. Et c’est peut-être là le véritable regret. Ce Congo-Cameroun ne devrait pas être une rencontre de méfiance ou d’amertume, mais une célébration de deux peuples voisins réunis autour de leur passion commune. Le Congo-Brazzaville possède une grande histoire sportive et le Cameroun n’est pas un visiteur quelconque. Les deux pays auraient tout à gagner à faire de telles rencontres des vitrines de leur football et de leur fraternité. Car lorsqu’un stade ferme ses portes au public, ce ne sont pas seulement des sièges qui restent vides. Ce sont des chants qui disparaissent, des enfants qui ne verront pas leurs idoles et une part de la mémoire du football qui ne s’écrira pas. Quelles que soient les conditions, les Lions Indomptables devront désormais oublier le décor et se concentrer sur l’essentiel. Mardi, il faudra jouer. Et lorsque le ballon commencera à rouler, ni les kilomètres parcourus, ni les tribunes silencieuses, ni les polémiques ne pourront servir d’excuse. Le football retrouvera alors son juge le plus impartial, le terrain.

Une grande tristesse pour un pays qui a longtemps joué au football.  2h de route, si on veut voir la vitesse imposée au bus que les lions arrivent sur un stage de brousse, poussiéreux et sec Cabossé avec des cailloux partout. toutes les dispositions ont été prises pour mécontenter les lions indomptables, personne ne pouvait imaginé un tel accueil de la part des autorités sportives congolaises, je ne sais pas qui les a conseillé ainsi quand on sait que les camerounais sont revêches lorsqu’on leur manque de respect, en plus du match qui se jouera à huit clos, on comprend que tout a été mis en œuvre pour rendre une belle rencontre morose. le Congo Brazzaville ce haut lieu de football aujourd’hui oublié n’offre plus rien en matière d’infrastructure. les joueurs camerounais pour se soulager des urines sont obligés de le faire à ciel ouvert exposant leur sexe à des camera lointains. on ne pouvait pas attendre cela d’un pays voisin. Champion d’Afrique en 1972, le Congo peine à sortir des griffes de leur diable rouge qui serait descendu dans le fleuve avec le trophée pour n’avoir pas été payé après leur victoire. avec un stade clos il ne faut pas s’attendre à grand chose, c’est pour les spectateurs qu’on joue, un match sans public est un match mort, le Congo n’a pas sens de l’honneur,  qui ne respecte pas la communauté footballistique, tout ce qu’ils auront prévu c’est la danse, il aurait fallu un concours de danse ou de sape pour que le stade fut ouvert, c’est vraiment une déception, et un match à ne pas suivre.

Ce decevant pour un match dont la médiatisation était prévu  à cause de l’entraineur Claude Le Roy, qui fut aussi un entraineur des lions et dont les défis contre les lions indomptables  à chaque fois qu’il prend une équipe africaine , est toujours exitant .Première séance d’entraînement des Lions dans les Sissongo, pour le match c’est Ignié, une localité hors de la ville 50kilometres de Brazzaville, ce centre est un centre privé en construction dit-on du coté du Congo que les lions ont été accueilli… C’est un lieu super sophistiqué. Ils vous ont juste montré l’entrée de l’enclos du centre. Congo-Brazza : Les Lions accueillis en grande pompe par la diaspora camerounaise. Il serait cependant injuste de résumer l’arrivée des Lions Indomptables au Congo-Brazzaville aux seules conditions de leur préparation. Car, avant la déception née du terrain d’entraînement, il y eut la chaleur des hommes. Et quelle chaleur ! Vendredi 25 septembre 2026, peu après 17 heures, à l’entrée de l’aéroport international Maya-Maya, une foule de Camerounais installés au Congo attendait impatiemment l’équipe nationale. Lorsque les joueurs apparurent après les formalités habituelles, les cris de joie et les youyous couvrirent pendant quelques instants les bruits de l’aéroport. Bryan Mbeumo et ses coéquipiers venaient à peine de poser le pied sur le sol congolais qu’ils retrouvaient déjà un petit morceau de Cameroun. Sur certains tee-shirts apparaissait même le visage du capitaine, signe que cette rencontre avait été préparée comme un véritable rendez-vous affectif avec la sélection nationale. En première ligne se trouvait Étienne Ebode, présenté comme le président des Camerounais de la diaspora locale.

Drapeau camerounais en main, il partageait avec les autres supporters cette joie particulière que connaissent les expatriés lorsqu’une équipe nationale vient jouer dans leur pays d’accueil. Pendant une trentaine de minutes, les bagages furent rangés, la délégation installée dans les deux bus prévus pour son transport et les véhicules mobilisés pour l’accueil se mirent progressivement en mouvement. Un cortège prit alors forme. Dans les pick-up, des supporters camerounais, debout et drapeaux au vent, accompagnaient les Lions comme s’il fallait leur rappeler que, même loin de Yaoundé, de Douala ou de Garoua, ils ne seraient jamais tout à fait à l’extérieur. L’accompagnement se poursuivit jusqu’à l’hôtel où devait séjourner la délégation. Là encore, l’enthousiasme ne retomba pas. Les supporters attendaient les joueurs, cherchaient un regard, un geste, quelques secondes pour une photographie. Des téléphones se levaient de toutes parts pour immortaliser l’instant. À cet instant précis, Brazzaville avait quelque chose de camerounais. La diaspora avait fait sa part, avec ses moyens, son enthousiasme et cette générosité spontanée qui accompagne souvent les Lions lorsqu’ils voyagent sur le continent. L’image de la première séance contraste singulièrement avec l’effervescence de Maya-Maya. Sur une vaste pelouse entourée de grands arbres et de bâtiments modestes, des cabosses et des poussiéreux que balançaient les coups  des godasses, les Lions courent groupés au fond du terrain.

Quelques ballons sont posés au premier plan, presque perdus dans l’immensité verte. Derrière la clôture, quelques dizaines de personnes observent silencieusement les mouvements de l’équipe. Plus de cortège, plus de youyous, plus de foule compacte. Seulement des joueurs au travail, un staff concentré et quelques passionnés venus regarder cette première mise en jambes qui pouvait casser le moral des petites équipes. C’est précisément cette succession d’images qui donne au séjour son caractère étrange. Quelques heures auparavant, les Lions étaient portés par une diaspora enthousiaste. Les voilà désormais dans un cadre beaucoup plus dépouillé, loin du cérémonial que l’on associe généralement à une sélection de ce niveau. Les installations ont été présentées côté congolais comme appartenant à un centre privé encore en développement. L’image disponible ne permet évidemment pas, à elle seule, d’en juger toutes les infrastructures. Elle suffit néanmoins à montrer combien cette séance s’est déroulée dans une ambiance simple, presque champêtre, très éloignée du décorum des grandes rencontres internationales. Il reste heureusement une nouvelle beaucoup plus importante pour le terrain.

Aucun problème majeur n’est signalé dans le groupe au moment de cette préparation, et Christian Kofane semble avoir retrouvé de bonnes sensations après la gêne musculaire ressentie précédemment à Garoua. Son état physique sera particulièrement observé, car le jeune attaquant pourrait devenir l’une des armes offensives importantes du Cameroun face aux Congolais. Et c’est peut-être finalement là que les Lions devront chercher leur réponse. Non pas dans la qualité du décor, dans la distance parcourue ou dans le nombre de spectateurs présents à l’entraînement, mais sur le terrain. Les conditions extérieures peuvent agacer, fatiguer ou nourrir le sentiment d’un accueil imparfait. Elles ne doivent cependant jamais devenir une excuse. Une grande équipe répond d’abord par son football. Reste enfin cette rencontre annoncée dans une atmosphère particulière, notamment en raison des restrictions touchant le public. Cela est regrettable, car le football perd toujours une partie de son âme lorsque les tribunes se taisent. Un stade sans supporters ressemble à un théâtre dont on aurait fermé la salle après avoir laissé les acteurs monter sur scène. Et cette absence de ferveur est d’autant plus dommage que la rencontre possède une saveur particulière avec Claude Le Roy, figure familière du football camerounais et africain. Chaque fois que l’ancien sélectionneur retrouve les Lions sur son chemin, les souvenirs remontent et le duel prend naturellement une autre dimension.

Après la chaleur de Maya-Maya et l’étrange solitude de l’entraînement, il reste donc aux Lions une dernière chose à accomplir, la plus importante. Faire abstraction du décor, retrouver leur orgueil sportif et rappeler que, partout où le Cameroun pose ses crampons, sa meilleure réponse demeure celle qu’il donne avec le ballon. Quant aux Diables Rouges, ils peinent encore à retrouver leur gloire d’antan. Selon une légende populaire racontée sur le ton de la plaisanterie, leur malheur remonterait au sacre de Yaoundé en 1972. Un mystérieux « diable rouge », mécontent de n’avoir pas été payé après le triomphe continental, se serait enfui dans les profondeurs du fleuve Congo après avoir lancé une terrible malédiction contre la sélection nationale. Avant de disparaître dans les eaux, il aurait juré que le Congo ne remporterait plus jamais la Coupe d’Afrique des nations. Depuis lors, les années passent, les générations de joueurs se succèdent, mais le trophée continental, lui, n’est jamais revenu à Brazzaville. Bien entendu, ce récit appartient davantage au folklore et à l’humour footballistique qu’à l’histoire, mais, cinquante-quatre ans après le sacre de 1972, la légende continue de faire sourire autant qu’elle nourrit les conversations autour des Diables Rouges.

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