Mag-Afriksurseine-Mars-2024

HOMMAGE A EDOUARD KINGUE ALIAS EDKING : UNE PLUME QUI DE GRANDE VALEUR QUI S’ETEINT

 

C’est une bien triste nouvelle qui frappe le monde du journalisme camerounais. Le 1er septembre 2025, à l’hôpital de la Cité des Palmiers à Douala, s’est éteint Édouard Kingué, plus connu sous la signature « Edking ». Journaliste passionné, collaborateur fidèle et mémoire vivante du Cameroun, il laisse derrière lui une œuvre marquée par l’amour de l’histoire et le souci constant de mettre en lumière les figures artistiques et politiques du pays. Avec sa plume alerte, Edking n’écrivait pas seulement pour raconter : il transmettait, rappelait, et parfois réveillait des fragments d’histoire oubliés. Ses articles, qu’il adressait régulièrement à la presse en ligne, étaient le reflet d’une passion profonde pour le Cameroun et pour sa culture. Sa disparition suscite une vive émotion, notamment sur les réseaux sociaux où confrères, lecteurs et proches saluent unanimement la mémoire d’un homme dévoué.

 

Jean-Célestin Edjangué, sociologue et journaliste, se souvient de sa rencontre avec lui en 2004. Alors au Cameroun pour observer l’élection présidentielle, il fut sollicité par Pius Njawé pour rejoindre la rédaction du Messager et épauler une nouvelle génération de journalistes. C’est dans ce cadre qu’il croisa Édouard Kingué. « Je lisais déjà ses papiers avec admiration, confie-t-il, et notre premier échange m’a confirmé l’impression qu’il dégageait : Edking était non seulement une plume rayonnante, mais un esprit espiègle, drôle, doté d’une culture générale incontestable. » Au fil des années, leur relation se poursuivra au-delà des frontières, entre échanges professionnels et amitiés partagées. « Cher confrère, cher aîné, repose en paix. Tu as accompli de manière extraordinaire ta mission sur terre. Que les Ancêtres t’accueillent avec bienveillance », conclut Jean-Célestin Edjangué dans son témoignage empreint d’émotion.

 

Avec la disparition d’Édouard Kingué, c’est plus d’un demi-siècle d’histoire du Cameroun qui descend aujourd’hui sous terre. En lui s’éteint une voix, mais aussi une bibliothèque vivante, une mémoire qui savait relier le passé aux exigences du présent. Journaliste rigoureux, conteur d’histoire, promoteur de la culture et gardien des grandes figures politiques et artistiques de notre pays, il emporte avec lui une richesse inestimable que nul ne pourra remplacer. Le Cameroun perd un témoin privilégié de son parcours, un éclaireur, un guide par l’écriture. Puisse cette bibliothèque silencieuse continuer d’habiter nos consciences et d’inspirer les générations à venir, pour que la flamme qu’il a portée ne s’éteigne jamais.  Avec Édouard Kingué disparaît une voix singulière, celle d’un journaliste qui savait conjuguer rigueur, mémoire et humanité. À sa famille, à ses proches et à la grande confrérie des journalistes, vont les plus sincères condoléances d’Afriksurseine qui a relayé la plupart de ses articles. Sa plume s’est tue, mais son héritage continuera de résonner longtemps dans la mémoire collective.

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