Mag-Afriksurseine-Mars-2024

MARIE FRANCOISE EWOLO PREND SA RETRAITE APRES 38 ANS D’EXCELLENCE JOURNALISTIQUE

 

Marie Françoise Ewolo : une grande voix qui va en retraite mais  une légende demeure.

Ce 18 septembre marque un tournant historique dans l’univers médiatique camerounais. Après trente-huit années de service, d’élégance et d’excellence, Marie Françoise Ewolo a tiré sa révérence professionnelle, quittant le micro du journal de 13h qui fut, des décennies durant, sa tribune et son temple. Pour les auditeurs, sa voix était une  légende sonore. Elle était une présence rassurante, un repère quotidien, la certitude que l’information, livrée avec rigueur et justesse, parviendrait à leurs foyers. Rares sont celles et ceux qui n’ont pas été marqués, un jour ou l’autre, par son ton posé, son phrasé mesuré, son respect inaltérable de l’auditeur. La voix de Marie reste une signature, presque une respiration nationale. Elle fait partie de la classe de Jean Claude Ottou, ces journalistes qui sont devenus comme des marques de fabrique du journalisme camerounais. Écouter leur simple voix coupait la faim, et dans un pays où tout manque pour les pauvres, on peut comprendre le nombre de vies qu’elle a sauvées en passant sur les ondes. » Écouter Marie Françoise Ewolo, c’était comme suspendre le temps. Sa voix, claire et ferme, avait ce pouvoir étrange : On ne comptera jamais le nombre de camerounais qu’elle a effleurés, formés, simplement en étant présente, chaque jour, à travers ce rituel familier du 13h. Sa voix à la radio  était une main tendue dans l’invisible, une lumière discrète mais  tenace, une preuve que le journalisme, quand il se conjugue avec vérité, dignité et constance, peut changer la vie des gens.

Une carrière au service de l’éthique et de la nation.

Entrée à la radio nationale il y a près de quatre décennies, Marie Françoise Ewolo s’est imposée comme une belle  figure  du journalisme radiophonique. Plus qu’une journaliste, elle est devenue au fil du temps comme un modèle d’intégrité professionnelle, une école à elle seule. Des générations de journalistes ont appris à son contact, ou simplement à son écoute, ce que signifient l’exigence du mot juste, la noblesse du métier et la responsabilité sociale de l’information. Sa carrière, longue et exemplaire, représente  la fidélité à une mission : celle du service public. En 38 ans, elle aura traversé les époques, informé sans démagogie, éclairé sans outrance, servi sans faillir.

 

Des hommages unanimes, Un héritage impérissable

L’annonce de son départ en retraite  suscite  une vague d’émotion et de reconnaissance. Collègues, auditeurs et anonymes ont tenu à saluer une « grande dame », une « belle voix », une « monument de la radio ». « Une mission accomplie, une pause bien méritée », résument certains. D’autres insistent sur la possibilité qu’elle continue, même hors micro, à transmettre, conseiller, former et inspirer les plus jeunes. Tous, sans exception, expriment gratitude et admiration pour une carrière sans tâche et une personnalité dont la grandeur se conjugue avec humilité. Avec son départ, ce n’est pas seulement une page qui se tourne, mais un chapitre entier de l’histoire radiophonique du Cameroun qui se referme. Et pourtant, comme toutes les grandes voix, celle de Marie Françoise Ewolo ne disparaît pas. Elle se fond désormais dans la mémoire collective, dans l’ADN de la profession, dans le patrimoine sonore de la nation. Pour ses proches, elle restera « Mamoune ». Pour ses collègues, « la grande MF ». Pour le public, elle demeure une figure d’exemplarité. À l’heure où elle s’accorde un repos bien mérité, la radio la salue, le pays lui rend hommage, et l’histoire inscrit son nom en lettres majuscules. Bonne retraite, Marie Françoise Ewolo. Que cette nouvelle étape soit à la hauteur de la grandeur de ton parcours.

(sources profil Facebook Lile P.)

 

 

 

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