Il existe des êtres qui, sans jamais se plaindre, ont tenu le monde sur leurs épaules. Ils n’avaient ni l’âge ni les moyens, mais ils ont pris sur eux les douleurs du foyer, la charge de l’éducation, le poids du silence. Parmi eux, il y a ces grandes sœurs, véritables mères de l’ombre, qui ont élevé leurs petits frères et sœurs dans la tendresse, la fermeté et le don total d’elles-mêmes.
À vous, qui avez été une grande sœur et bien plus encore.
À vous, Colette, à toi partie trop tôt, toi qui as su transformer ton amour en gestes concrets. Tu as tressé malgré les larmes, tu as partagé ta nourriture, parfois en te privant. Tu as su te faire rire, gronder, consoler, guider, sans jamais réclamer autre chose que l’amour en retour. Tu étais sœur, mais aussi maman, parfois père, et toujours présence. Tu étais lumière dans l’obscurité, refuge dans les tempêtes de l’adolescence. Combien d’enfants ont grandi grâce à des sœurs comme toi, qui se sont sacrifiées dans le silence, sans jamais chercher la reconnaissance ? Qui ont tenu tête à l’adversité, pris des risques, affronté l’oppression, juste pour préserver leurs cadets ? Combien sont devenues mères trop tôt, parce que la vie l’exigeait, et qu’elles ont dit « oui » là où d’autres auraient fui ? Ce courage ne s’oublie pas. Il mérite qu’on le nomme, qu’on le salue, qu’on l’honore. Et toi, grande sœur encore en vie, que Dieu te bénisse et te garde longuement.
Que ta route soit jonchée de paix, de réussite, et de la joie que tu as tant offerte aux autres. Tu es celle qui a protégé, défendu, nourri et habillé sans relâche. Tu es celle qui a aimé sans condition, malgré les manques, malgré l’abandon, malgré l’absence de père ou de mère. Il faut prier pour vous, vous célébrer, vous dire merci. Vous êtes les racines solides d’une génération. Votre amour a porté des destins. Votre force a bâti des existences. Vous avez transmis des valeurs plus précieuses que l’or : le respect, la solidarité, le dévouement, la dignité. Et à celles qui ne sont plus là, paix à vos âmes. Que le Très-Haut, dans son infinie bonté, vous ouvre les portes de son paradis. Que votre souvenir reste vivant, non pas seulement dans les photos ou les souvenirs douloureux, mais dans chaque geste de bonté que vous avez semé. Car dans chaque rire d’un enfant sauvé par votre tendresse, dans chaque mot d’amour offert par vos cadets devenus adultes, vous continuez de vivre. À toutes les grandes sœurs du monde, visibles ou invisibles, mères de substitution, femmes puissantes au cœur immense.
(sources, article rédigé à partir d’un profil facebook )