Mag-Afriksurseine-Mars-2024

ENTRETIEN AVEC LUIS BOUILLON-BAKER (FILS DE JOSEPHINE BAKER)

 

À l’occasion du D-Day Cannes Riviera, nous avons rencontré Luis Bouillon-Baker, deuxième fils de la légendaire Joséphine Baker. Avec sincérité et sensibilité, il nous confie ses impressions sur cet événement et son regard sur le cinéma africain.

 

Vous êtes l’un des fils de Joséphine Baker. Pouvez-vous nous parler de vos origines ?

 

Je suis originaire de Colombie, à l’autre extrémité du globe. Je suis revenu en France alors que je n’étais encore qu’un enfant. Plus tard, à l’adolescence, j’ai eu l’occasion de retourner dans mon pays natal. C’est, je crois, l’essentiel de ce qu’il faut retenir de mon parcours initial. Je suis le deuxième fils de la fratrie Baker, et je tiens à préciser que mon prénom s’écrit Luis et non Louis.

 

Qu’avez-vous ressenti en participant au D-Day Cannes Riviera ?

Ce fut pour moi un véritable enchantement, bien que tout se soit organisé dans une relative urgence, nous laissant peu de temps pour la préparation. J’ai pu visionner plusieurs films, parmi lesquels une œuvre africaine qui, je l’avoue humblement, ne m’a pas été totalement accessible.

 

Quel est votre regard sur le cinéma africain ?

 Le cinéma africain, on le croise parfois, de manière ponctuelle, mais il trouve désormais une place grandissante sur les plateformes internationales telles que Netflix. C’est, à mon sens, un cinéma d’avenir. Il offre souvent des perspectives d’une grande lucidité : des récits qui ne s’enferment pas uniquement dans la représentation des difficultés ou de la misère, mais qui explorent également des possibles, des solutions, des visions pour le monde moderne. Et cela, je trouve que c’est une excellente chose. Je ne suis malheureusement pas un spécialiste du cinéma africain, mais cette expérience au D-Day Cannes Riviera m’incite, désormais, à lui prêter une attention nouvelle et plus soutenue.

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