Abidjan, 29 juillet 2025 C’est désormais officiel : le Président Alassane Ouattara briguera un nouveau mandat à la tête de la République de Côte d’Ivoire. Une annonce attendue, qui suscite à la fois espoirs, adhésions et débats au sein de la classe politique et de l’opinion publique. Dans un discours marqué de gravité et de détermination, le chef de l’État a déclaré avoir entendu la voix des Ivoiriens. « La Côte d’Ivoire a besoin de stabilité, d’expérience et de résultats. J’ai décidé, en responsabilité, de renouveler mon engagement au service de la nation », a-t-il affirmé. Ce nouveau départ, présenté comme une réponse à une forte sollicitation populaire, intervient dans un contexte où de nombreux électeurs expriment leur attachement à la continuité, à la paix et au développement.
Alassane Ouattara n’est pas un homme politique comme les autres. Pour ses partisans, il incarne la rigueur, la compétence et la vision à long terme. « Certains noms ne sont pas juste connus, ils sont gravés dans l’histoire », entend-on souvent dans les rues d’Abidjan. « Il n’a pas eu besoin de frapper fort pour imposer sa marque, il a juste laissé les résultats parler », confie un commerçant du Plateau. Le président, souvent décrit comme un travailleur infatigable, a su maintenir un cap économique stable, dans une sous-région parfois secouée par l’instabilité. Des témoignages d’Ivoiriens revenus de pays voisins, comme la Guinée, soulignent la différence de climat socio-économique : « J’ai fait 12 jours sur la route pour rentrer. C’est après ce voyage que j’ai compris la valeur de ce que nous avons ici », raconte un voyageur.
Un appel au respect et à l’apaisement
Dans un message empreint d’émotion, certains citoyens appellent à la reconnaissance : « S’il vous plaît, ayez pitié des Ivoiriens. Respectons nos chefs qui sont en exercice. Ne laissons pas le Président nous abandonner en plein vol. Il faut qu’il continue l’œuvre de développement et de construction nationale. » Le soutien populaire s’accompagne de vœux : « Excellence Monsieur le Président, merci pour votre disponibilité. Que Dieu vous protège et vous guide. » Toutefois, la candidature du président Ouattara n’échappe pas aux critiques. Des voix s’élèvent non pas tant contre sa personne que contre les conditions d’organisation du scrutin. Pour certains observateurs, « le véritable problème n’est pas la candidature en elle-même, mais le processus électoral dans son ensemble. » La révision de la liste électorale, l’exclusion présumée de certains candidats par des moyens administratifs ou judiciaires, ainsi que le manque de transparence de certaines institutions électorales sont pointés du doigt. « Diriger la Côte d’Ivoire sans légitimité, à l’intérieur comme à l’extérieur, serait un coup dur pour la démocratie et l’image du pays », avertit un analyste politique.
Une élection sous haute surveillance
À quelques mois du scrutin, les tensions sont palpables mais les appels à la paix se multiplient. Des citoyens demandent un cadre électoral équitable et apaisé, où tous les candidats puissent se présenter librement, sans entraves ni exclusions. « Mettez les noms des autres candidats, et allons aux élections dans la tranquillité », insiste un électeur. L’annonce de la candidature du Président Alassane Ouattara marque un moment fort de la vie politique ivoirienne. Entre continuité rassurante pour certains et questionnement démocratique pour d’autres, le pays se dirige vers une élection cruciale. Dans un monde de turbulences, le silence des hommes constants peut, parfois, résonner plus fort que les cris de ceux qui ne font que passer.









