Abidjan, mai 2025. C’est dans l’effervescence mesurée des salons feutrés d’Abidjan que l’Afrique a tourné une nouvelle page de son histoire financière. Au terme d’un troisième tour décisif, le Mauritanien Sidi Ould Tah a été élu président de la Banque africaine de développement (BAD), succédant ainsi à Akinwumi Adesina, dont le mandat a marqué la dernière décennie. Parmi cinq candidats en lice, c’est finalement la voix de l’expérience et de l’équilibre qui a su convaincre. Car Sidi Ould Tah, nous dit-on a un parcours irréprochable en même qu’il incarne une nouvelle vision de la BAD. Ministre des Affaires économiques en Mauritanie, puis président de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) durant deux mandats, il représente une compétence mûrie par plus de trente années de service au cœur des enjeux africains. Sa victoire, bien que saluée avec émotion et fierté par ses compatriotes, n’a surpris personne dans les cercles avertis. Charismatique et discret, l’homme s’est imposé sans bruit, par la force tranquille de son engagement. « Il mérite son élection en tout point de vue, et il le démontrera tout au long de son mandat », déclare un soutien.
À travers ses discours, ses interviews et même ses publications sur les réseaux sociaux, le nouveau président de la BAD laisse transparaître une sincérité rare et une profonde reconnaissance envers ceux qui l’ont soutenu : « Merci, ça me touche vraiment que vous ayez pensé à moi. Je suis ravi de partager ce moment avec vous. » Mais au-delà de l’homme, c’est tout un symbole qui s’impose. Avec Sidi Ould Tah, la Mauritanie se voit une fois de plus consacrée comme un trait d’union entre l’Afrique noire et l’Afrique blanche. Une position géopolitique subtile, longtemps sous-estimée, mais dont l’importance stratégique se révèle de plus en plus déterminante à l’heure où l’Afrique cherche à parler d’une seule voix. Le soutien qu’il a reçu, notamment de la part du président de la Transition au Mali, témoigne de l’élan régional qui s’est cristallisé autour de sa candidature. Ses partisans le décrivent comme un défenseur sincère des causes des jeunes et des femmes mauritaniennes, porteur d’une Afrique nouvelle, engagée et inclusive.

Toutefois, certains rappellent avec amertume que tant que l’Afrique n’aura pas sa propre fabrique de monnaie, les présidences successives de la BAD ne seront que symboliques. « Ce monsieur n’est qu’un employé, et les Africains, des clients », souffle une voix critique. Une remarque qui, sans nier la portée de cette élection, invite à la lucidité. Il n’en reste pas moins que cette victoire pourrait ouvrir des portes. L’expérience de Sidi Ould Tah avec les pays du Golfe et sa capacité à mobiliser des fonds extérieurs sont vues comme des atouts majeurs dans un contexte où la BAD a vu certains soutiens, notamment américains, se réduire. L’Afrique a besoin de financements innovants, de leadership clairvoyant et d’un engagement sincère – des qualités que son nouveau président semble porter avec conviction. « C’est l’Afrique qui gagne », résume un message de félicitations. Et à en croire ceux qui l’ont vu évoluer, Sidi Ould Tah tous confirment, c’est un dirigeant compétent , un homme de parole, un bâtisseur d’harmonie, un pont entre les possibles.
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