L’économie autonome et autorégulée à laquelle aspirent nos pays africains appelle les hommes d’affaires à multiplier les horizons du développement. Si l’on se réfère à la pensée libérale classique, l’économie ne constitue jamais une sphère isolée. Elle demeure profondément inscrite dans les relations sociales, culturelles et politiques qui forment l’ossature des sociétés. Cette conception conduit à repenser la manière dont les communautés organisent la production, la distribution et l’échange. Elle rappelle que les comportements économiques ne peuvent être interprétés sans tenir compte des valeurs, des héritages et des représentations des investisseurs qui les portent. A l’image des anciens royaumes où la richesse n’était jamais dissociée de l’ordre social, l’économie moderne conserve cette trame invisible qui relie le capital à la cité. C’est pourquoi certains acteurs demeurent solidement enracinés dans les structures collectives qui les entourent. Tel est le cas de Jéhu Ndoumi, président-directeur général de Yunus SA, dont l’action économique s’inscrit dans une continuité historique où l’initiative privée ne se conçoit pas en rupture avec le corps social, mais comme une force d’organisation, de stabilité et de projection vers l’avenir.
S’il est un homme qui a pleinement assimilé la théorie de la croissance endogène, c’est bien l’homme d’affaires Jéhu Ndoumi. En étendant aujourd’hui son action au secteur du transport urbain à travers Yunus SA, il ne se contente pas de déployer un projet supplémentaire. Il propose un nouveau paradigme. Un modèle où l’économie cesse d’être une abstraction pour redevenir un instrument de souveraineté collective, au service de la transformation sociale. Engagé ces dernières années dans les finances publiques et privées, Jéhu Ndoumi est avant tout un économètre. Il s’est fait connaître par ses travaux et ses publications consacrés à la croissance économique, à la politique économique et à la macroéconomie. Il a enseigné l’économie et les statistiques dans de grandes institutions académiques à Dakar, au Sénégal. Aujourd’hui, il dirige plusieurs structures financières réparties sur quatre continents. Auteur de nombreux ouvrages et articles, notamment sur la croissance endogène, la politique économique optimale et la gouvernance économique internationale, il a nourri une réflexion dont nombre d’idées irriguent désormais nos différentes plateformes de communication. Jéhu Ndoumi est également reconnu à travers ses conférences, pour ses analyses approfondies de la dette publique et privée et de leurs effets sur la trajectoire de croissance des pays en développement. Ces réflexions, largement diffusées lors de conférences internationales, ont contribué à éclairer les dilemmes contemporains de la soutenabilité économique.

Membre de plusieurs cercles de sciences économiques et de la société économétrique, ses recherches ont été saluées par de nombreuses distinctions. Aujourd’hui, il revient avec un projet à la mesure de son parcours et de son ambition intellectuelle. Une architecture fondée sur la finance structurée, le partenariat public-privé et l’inclusion économique. Au Cameroun, Yunus SA fédère désormais capitaux publics et privés, tandis que Bange Bank ouvre une ligne de financement à la suite de l’appui stratégique du Ministère de la Jeunesse et de l’Éducation civique. Soutenue par l’État et désormais portée par le secteur bancaire, l’entreprise déploie un modèle à fort effet de levier destiné à accélérer l’entrepreneuriat des jeunes et à changer d’échelle dans le financement de l’inclusion économique. A Yaoundé, le 30 janvier 2026, Yunus SA franchit ainsi une étape structurante dans le déploiement de solutions financières dédiées à l’insertion économique de la jeunesse camerounaise. Cette avancée repose sur un dispositif associant impulsion publique et financement bancaire, dans une logique de complémentarité assumée. Le 27 janvier 2026, le Ministère de la Jeunesse et de l’Éducation civique a officiellement notifié à Yunus SA la mise à disposition d’un fonds d’appui destiné aux jeunes bénéficiaires du Plan triennal spécial jeunes. Cette décision confère au programme une assise institutionnelle solide et traduit la volonté des pouvoirs publics de recourir à des mécanismes financiers structurés pour amplifier l’impact des politiques d’inclusion. Dans le prolongement de cette dynamique, Bange Bank Cameroun a notifié, le 29 janvier 2026, l’octroi d’une ligne de financement dédiée au programme jeunesse porté par Yunus SA.

Cette contribution renforce la capacité d’intervention du dispositif et valide sa structuration financière. L’engagement de la banque témoigne à la fois de la crédibilité économique du modèle et de la confiance accordée à l’ingénierie financière développée par Yunus SA. À travers cette initiative, l’économie retrouve une dimension quasi royale. Celle d’un pouvoir qui ne domine pas, mais qui ordonne, rassemble et projette. Une économie pensée non comme une mécanique froide, mais comme une mémoire en mouvement, capable de transformer le capital en destin collectif et la rigueur scientifique en promesse d’avenir. Une architecture financière orientée effet de levier Le mécanisme mis en place repose sur une logique désormais centrale dans les stratégies de financement du développement : transformer les ressources publiques en catalyseur d’investissements plus larges. En mobilisant simultanément un fonds d’appui étatique et une ligne bancaire, Yunus SA adopte une posture d’arrangeur financier visant à optimiser l’allocation du capital, sécuriser les flux et inscrire les programmes dans une perspective de durabilité. Ce positionnement contribue également à faire évoluer le rôle de l’État, qui agit comme déclencheur et facilitateur, tandis que le secteur bancaire apporte profondeur financière et discipline d’exécution. Pour les observateurs du secteur, ce type de configuration illustre la montée en puissance de plateformes capables d’agréger capitaux publics et privés autour de projets à fort impact économique. CAMTAXI : première déclinaison opérationnelle La première traduction de cette architecture est le Programme CAMTAXI, initiative dédiée au renouvellement et à la modernisation du parc de taxis tout en favorisant l’auto-emploi. La phase initiale prévoit la mise en circulation de 1 000 taxis neufs à Yaoundé et Douala, répondant à une demande croissante de mobilité urbaine dans les deux principales métropoles du pays.
Le programme poursuit plusieurs objectifs structurants :
• promouvoir l’entrepreneuriat des taximen ;
• améliorer la sécurité et le confort des usagers ;
• professionnaliser le métier de chauffeur ;
• favoriser l’inclusion financière et sociale. Les retombées attendues traduisent la dimension systémique du projet :
• digitalisation d’au moins 1 000 chauffeurs ;
• bancarisation d’environ 1 500 usagers ;
• création d’au moins 1 100 emplois directs et près de 1 000 emplois indirects.
A horizon quatre ans, l’initiative ambitionne d’introduire près de 6 835 taxis neufs sur le marché camerounais, avec pour objectif de permettre aux conducteurs de devenir propriétaires de leurs véhicules et de contribuer à la structuration progressive du secteur. *Yunus SA, pivot du partenariat public-privé À travers ce montage, Yunus SA se positionne comme un agrégateur de capitaux et un réducteur de risque pour les partenaires financiers, tout en servant d’accélérateur d’impact pour les politiques publiques. L’entreprise assure la convergence entre priorités institutionnelles, exigences bancaires et besoins de l’économie réelle. Ce rôle d’interface stratégique reflète une évolution plus large des modèles de financement en Afrique, marqués par l’émergence d’acteurs capables de structurer la confiance entre sphère publique et investisseurs. La valeur ne repose plus uniquement sur la mobilisation de ressources, mais sur la capacité à concevoir des architectures financières robustes, reproductibles et orientées vers des résultats mesurables. *Un modèle appelé à se diffuser* Au-delà du transport urbain, une telle approche pourrait être déclinée dans plusieurs secteurs prioritaires – mobilité, santé, logement ou économie numérique – où la combinaison de capitaux publics et privés apparaît comme un levier déterminant pour soutenir la croissance inclusive.
Dans un contexte où les États recherchent des mécanismes capables de maximiser l’impact de ressources budgétaires contraintes, ce type de structuration ouvre la voie à une nouvelle génération de partenariats public-privé davantage orientés vers la performance économique et sociale. *Une lecture stratégique* L’initiative portée par Yunus SA illustre une transformation progressive des paradigmes de financement : la confiance institutionnelle, la discipline bancaire et l’ingénierie financière convergent désormais pour créer des plateformes d’investissement à fort impact. En fédérant capitaux publics et privés autour d’un objectif commun – l’autonomisation économique des jeunes – Yunus SA participe à redéfinir les modalités de financement du développement et à structurer des passerelles durables entre politiques publiques et finance de marché. « Notre ambition est de transformer l’impulsion publique en capacité d’investissement durable. En fédérant capitaux publics et privés, nous contribuons à bâtir un modèle financier capable d’accompagner la jeunesse et de soutenir la transformation économique. »
(sources : article publié par Jéhu Ndoumi qui a fait l’objet d’un enrichissement)
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