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L’AFRIQUE ET LA BOXE ANGLAISE DEPUIS L’EXPLOIT DE NGANNOU

La boxe anglaise s’est hissée en une année seulement au rang de sport de combat le plus pratiqué en Afrique et en Asie. Ce noble art, millénaire, trouvait déjà sa place dans la Grèce antique et à Rome, ainsi qu’en Afrique occidentale où les soirées estivales offraient l’occasion aux hommes de se mesurer à leurs adversaires, surtout lors des festivités. À une époque où le football, le handball, le basket et même le rugby n’existaient pas, seuls les sports exigeant une force physique et mettant l’accent sur les coups de poing étaient populaires, requérant une discipline rigoureuse et une condition physique irréprochable.

Depuis l’essor des Africains sur la scène mondiale, avec des figures telles que Francis Ngannou, Joshua, Youmbi et bien d’autres comme Takam, la boxe est devenue virale sur les réseaux sociaux, avec des combats organisés en bande et de manière souvent désorganisée. Pourtant, elle se pratique encore dans un cadre traditionnel, où les hommes se battent sans réelle raison, attirant néanmoins l’attention d’une foule de curieux qui  témoigne ainsi de l’attrait universel pour le combat. Ce que je déplore, c’est que bon nombre de ces combattants ignorent pourquoi ils se battent, alors que la boxe est une discipline qui nécessite un apprentissage rigoureux de ses règles.

Cela implique des exercices visant à maîtriser les techniques de combat, dont les bases essentielles sont la posture, le déplacement et les différentes situations de combat face à l’adversaire. Elle captive les foules, nous sommes d’accord, mais  il est grand temps que les promoteurs se mobilisent et organisent des compétitions nationales et internationales pour le bénéfice des jeunes qui y rêvent. Francis Ngannou a été le précurseur de ce sport en Afrique. C’est pourquoi on dit des stars qu’ils sont des modèles de notre société. On voit des jeunes se battre jour après jour, mais ils doivent être récompensés après un combat, car leur vie est en jeu. Ils peuvent se blesser sans assurance. Les boxeurs amateurs africains manquent souvent de techniques défensives, ils encaissent  trop de coups sans savoir esquiver.

Il est essentiel de former des entraîneurs de boxe et de mettre en place des salles d’entraînement pour préparer la nouvelle génération à ce sport en plein essor en Afrique. Outre la technique, d’autres éléments entrent en jeu, notamment la résistance mentale. La boxe est une discipline physique et mentale qui exige une grande concentration, endurance, force et maîtrise de soi. Le futur boxeur doit consacrer un temps considérable à son entraînement. De plus, ces jeunes boxeurs africains ne portent souvent pas de gants de protection, ce qui les expose à des blessures.

Il est donc urgent d’appeler les promoteurs à prendre ce sport au sérieux, car il peut offrir aux jeunes une voie de sortie dans un continent où l’emploi est rare. La boxe n’est pas simplement une bagarre, elle véhicule également des valeurs chevaleresques, comme le respect des règles et l’intégrité sportive. Il est également important  d’avoir des arbitres compétents pour garantir un environnement juste et sûr pour les combattants. Il existe un projet excitant derrière la promotion de la boxe en Afrique, et il ne doit pas être négligé. J’invite nos vedettes et nos stades à s’y pencher vraiment.

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