Parmi les exposants présents ce 7 juin dernier à Pantin, lors du Marché du Livre Africain, une figure a marqué les esprits par son authenticité et sa présence active : Kokoè Koussawo. Coach personnelle, consultante en affaires, créatrice, auteure et femme plurielle, elle représente cette force douce qui transforme. Connue pour son engagement auprès de celles et ceux qu’elle accompagne, Kokoè redonne foi et souffle à ceux qui traversent la détresse ou les tourments du doute. Son regard, sa parole et son écoute profonde réactivent chez l’autre une puissance souvent oubliée. Créatrice multipotentielle, elle sait installer, en quelques instants, une ambiance de vérité et d’humanisme dans ses premières rencontres. Ce jour-là, à Pantin, elle était exposante bien qu’elle soit aussi une auteure engagée. Son ouvrage Le Pouvoir Caché des Femmes est le fruit de deux décennies de traversées intérieures, qui révèlent les potentiels des femmes au sein de la famille et de la société.

Et lorsqu’est venu le moment de lire sur scène, face au public, elle a révélé toute l’authenticité de son être intérieur, car elle a lu avec le cœur. Une scène ouverte, spontanée, vibrante. Elle y a mis tout ce qu’elle pouvait. Elle a osé. Et dans ce simple geste, elle pensait avoir donné le meilleur d’elle-même. Mais plus tard, en revoyant la vidéo, un pincement s’est invité. Non pas parce qu’elle avait mal fait, mais parce que certaines émotions, bien enfouies, ont refait surface. Elle y a vu ses efforts pour ne pas trop exposer sa hypersensibilité, pour contenir ce frisson intime que l’on appelle vulnérabilité.

Elle le dit elle même, « malgré le chemin parcouru, la peur était encore là » . Oui la peur : La peur d’être jugée, la peur de ne pas être aimée, la peur de ne pas être « assez » et surtout la peur de se dévoiler pleinement, nue et vraie. Des peurs anciennes, que tant connaissent. Des blessures bien camouflées, même après des années de travail sur soi : peur du rejet, perfectionnisme, besoin de validation. Elles n’ont pas disparu. Elles attendent, parfois, sous la surface. Mais Kokoè ne se juge plus. Elle avance. À petits pas, oui… mais à pas de foi. Elle choisit aujourd’hui l’authenticité plutôt que le masque.

L’imperfection vécue plutôt que la maîtrise affichée. Elle s’autorise à être ce qu’elle est, sans excuser, sans diminuer. Elle a fait de sa vulnérabilité une porte vers sa puissance la plus douce. « Et toi, lecteur, si tu connais ces tempêtes intérieures… Si tu doutes, si tu trembles, si tu portes encore des masques pour plaire ou te protéger… Alors lis ces mots comme un miroir tendre : tu n’as pas à être parfaite. Tu as juste à être pleinement toi. Et cela suffit. » dit-elle. Bref Kokoè a lu avec le cœur. Et cela seul suffit.

Car il n’y a pas de vérité plus forte que celle qui tremble un peu quand elle se montre. Ce qu’elle a vécu sur cette scène, ce n’est pas une faiblesse, c’est une force nue. Une force qui ne crie pas, qui ne cherche pas à impressionner, mais qui touche, précisément parce qu’elle ne triche pas. Elle a pris la parole non pas pour dominer un auditoire, mais pour se regarder un public en face. Et cela, peu le font vraiment. Et si, en se livrant ainsi, elle a douté, d’autres ont vu en elle la grâce, la pudeur, la profondeur. La vulnérabilité qu’elle ressent est un passage vers quelque chose de plus grand : la rencontre authentique, la résonance intime, le vrai lien. Ce qu’elle a livré est précieux, même si le doute grisaille encore à l’oreille.

Même si la voix intérieure cherche parfois à tout replier sous un voile de perfection. Mais non : elle s’es levée. Elle a pris sa place. Et même si son cœur battait un peu trop fort, même si son regard s’est abaissé une seconde, tu étais là. Présente, entière, honnête. Ce que tu appelles « peur » ou « contrôle », d’autres l’ont perçu comme grâce, pudeur, profondeur. Ton émotion n’a pas été une erreur à cacher. Elle a mis son courage évidence. Alors Kokoè, ne recule pas. Continue à oser. Continue à te montrer telle que tu es, dans ce mélange unique de fragilité et de puissance. Car en toi, il y a une voix qui ne demande qu’à briller, pas par l’éclat des projecteurs, mais par la lueur douce de l’authenticité.

Et si un jour encore tu doutes, relis ce moment non pas comme une faille, mais comme une victoire. Tu as choisi de te reconnaître, en toute dignité. Tu n’as pas à être parfaite. Alors oui, continue à oser. Continue à parler même quand la voix tremble. Car la lumière ne vient pas des projecteurs. Elle vient de l’intérieur. Cette lumière qui brille quand on cesse de se cacher. Ce 7 juin restera un moment fort. Non seulement parce qu’un livre a été lu. Mais parce qu’une femme s’est offerte. Vraie. Humaine. Inspirante. Et cela, c’est déjà immense.
