Santé mentale des jeunes : la Fondation Bree sensibilise à Yaoundé
Longtemps attendu dans le champ social, un geste d’une telle portée devait un jour advenir. En s’engageant dans la cause de la santé mentale des jeunes, Brenda Biya a choisi d’ouvrir un sentier que peu d’initiatives avaient véritablement osé emprunter jusqu’ici. Si l’histoire sait préserver la justesse de cet élan, la fondation qu’elle porte pourrait bien s’inscrire durablement dans la mémoire collective, car elle s’attaque à l’une des blessures les plus profondes de notre temps, celle qui touche l’âme humaine et rappelle la fragilité de toute destinée. Dans une sobriété presque symbolique, loin des apparats et des artifices qui accompagnent souvent les actions publiques, elle s’est avancée avec détermination, comme on saisit fermement les rênes d’une mission que l’on sait nécessaire. Son projet appelle déjà l’adhésion de nombreux soutiens, au Cameroun comme au sein de la diaspora, où plusieurs voix se disent prêtes à accompagner cette œuvre naissante. Il y a dans cette initiative une résonance particulière, comme si l’histoire elle-même rappelait que la grandeur d’une lignée ne se mesure pas seulement au prestige, mais à la capacité de soulager la souffrance des siens.

La présidente fondatrice Anastasie Brenda Biya a ainsi organisé à Yaoundé une conférence consacrée à la promotion et à la compréhension des troubles psychiques, un enjeu de santé publique encore trop rarement abordé dans notre société. L’événement s’est tenu à l’Hôpital Jamot et avait pour ambition de briser les silences qui entourent les maladies mentales, tout en encourageant la prévention, l’écoute et l’accompagnement des jeunes. Soutenue par la Première Dame Chantal Biya, marraine de la Fondation Bree, cette rencontre a rassemblé membres du gouvernement, professionnels de santé, jeunes et patients autour d’une même espérance. A travers cette initiative, la Fondation Bree affirme sa volonté de lutter contre la stigmatisation et de promouvoir une prise en charge plus digne de la santé mentale, particulièrement chez les jeunes générations. Dans une société où tant de talents se voient fragilisés par les frustrations sociales et les blessures invisibles de l’esprit, cette démarche apparaît comme une lumière discrète mais nécessaire. Elle rappelle que chaque société se juge à la manière dont elle protège les plus vulnérables de ses enfants. Je ne peux qu’adresser mes félicitations à Brenda Biya pour ce pas courageux. Il y a quelque temps déjà, il lui était demandé, sur sa page, d’inscrire sa trajectoire dans l’action humanitaire afin de donner à sa vie une dimension plus profonde. L’existence trouve souvent son sens dans ce que l’on offre aux autres, car le bonheur reçu est toujours à la mesure de celui que l’on sait partager. Aujourd’hui, plusieurs Camerounais manifestent déjà leur désir de travailler aux côtés de cette fondation, preuve que l’élan suscité rencontre un écho sincère dans les cœurs.

La santé mentale demeure une réalité qui touche un grand nombre de jeunes, souvent parmi les plus talentueux de leur génération. Les déceptions, les frustrations et les pressions sociales les conduisent parfois vers des chemins d’égarement où leur potentiel se perd dans le silence et l’incompréhension. En prenant conscience de cette urgence, Brenda Biya semble avoir compris ce que signifie véritablement la responsabilité d’une première fille, celle qui, dans l’imaginaire des peuples comme dans les récits anciens, porte souvent la promesse d’un renouveau. Je lui adresse donc mes encouragements les plus sincères dans ce projet qui pourrait aider tant de ses frères et sœurs camerounais. Beaucoup de camerounais sont volontiers solidaire pour lui apporter leur modeste contribution. Mais il n’est jamais trop tard pour servir une cause juste, et le temps des engagements demeure toujours ouvert à ceux qui souhaitent agir. Puissions-nous voir cette action s’étendre à de nombreuses villes du Cameroun, car ce mal traverse l’ensemble de la nation. Dans chaque cité, dans chaque quartier parfois oublié, vivent des hommes et des femmes que la maladie mentale a relégués aux marges de la société. Les accompagner, les écouter et leur rendre leur dignité constitue une tâche qui dépasse une fondation seule, mais qui peut devenir l’honneur d’un peuple tout entier.