Il y a une dizaine de jours, le samedi 26 juillet 2025 s’est imposé comme une date inoubliable, un moment d’exception magnifié par la littérature, qui, ce jour-là, s’était parée de ses plus nobles atours pour rayonner avec éclat au Bénin. Au cœur du majestueux Palais des Congrès de Cotonou, le concours Miss Littérature a alors atteint son sommet, rassemblant de jeunes ambassadrices de l’intelligence et de la grâce, venues des quatre coins du continent, toutes unies par l’amour des lettres, la passion du verbe et l’élan créatif. Tout avait pourtant commencé dans l’engagement discret d’une arrivée progressive. Depuis le Cameroun, le Congo, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Togo, la Guinée, le Tchad et bien d’autres contrées africaines, les ambassadrices de la beauté intellectuelle ont convergé vers le Bénin, terre d’accueil, carrefour de cultures et berceau de traditions. Le 22 juillet, le groupe au complet respirait déjà la promesse d’une aventure hors du commun.
Le lendemain, les activités ont débuté dans une atmosphère chaleureuse et joyeuse. En résidence au Nobila Airport Hotel, aujourd’hui reconnu comme l’un des établissements hôteliers de prestige au Bénin et salué pour son engagement social en faveur de la jeunesse, les candidates arboraient avec élégance les tenues offertes gracieusement par la direction de l’hôtel, hôte officiel de l’événement. Les candidates ont exploré la place de l’Amazone, se sont imprégnées de la richesse littéraire dans la plus grande bibliothèque du pays, avant de découvrir les trésors de Ouidah. Entre éclats de rire, échanges fraternels et complicité spontanée, naissait déjà une communauté de plumes et de cœurs. Le sommet tant attendu s’est déroulé dans une salle comble, vibrante d’émotion, d’élégance et d’enthousiasme. Un public venu de tous horizons, intellectuels, artistes, diplomates, étudiants, s’est réuni pour célébrer la jeunesse et la littérature dans ce qu’elles ont de plus inspirant. La scène, sublimée par les performances artistiques et les discours inspirants, a vu se hisser au sommet une étoile : Lorena Kamaha, du Cameroun, couronnée Miss Littérature Afrique 2025. À ses côtés, les finalistes n’ont pas démérité, incarnant toutes la grâce et la finesse de l’esprit africain. La présidente du concours, Dr Carmen Fifamè Toudonou, n’a pas caché son émotion.
C’est avec une fierté palpable qu’elle a salué l’excellence de cette édition, fidèle à sa vision : celle de forger une élite littéraire africaine, audacieuse, créative, affranchie des carcans, capable d’élever la voix des peuples à travers des écrits qui transcendent les frontières. « L’Afrique n’a rien à craindre. Vous portez nos voix. Vous embrassez notre passion pour la littérature », déclarait-elle à l’adresse des lauréates, dans un souffle de gratitude et d’espoir. Au-delà de la compétition, les candidates ont participé à un atelier d’écriture animé par des écrivains béninois. Dans cette atmosphère studieuse et inspirante, elles ont reçu les conseils avisés d’auteurs confirmés, évoqué le legs d’Olympe Bhêly-Quenum, de Paulin Hountondji, regrettant qu’aucune figure majeure n’ait plus émergé au Benin sur la scène internationale depuis ces grands noms.
Mais cette nouvelle génération est porteuse de renouveau, de promesses. Elle annonce des lendemains flamboyants. Ce concours fut un véritable laboratoire d’idées, un carrefour des pensées, un miroir de la diversité africaine. Il incarne un lieu de rencontre où s’entrechoquent, dans le respect et la tolérance, les sensibilités et les cultures. Il célèbre la liberté d’expression, valorise l’engagement des jeunes femmes et consacre la beauté du langage. À travers cette initiative noble, les organisateurs méritent les plus vives félicitations. Leur détermination et leur dévouement ont permis d’ériger une tribune de prestige où s’épanouissent les talents féminins du continent. Grâce à eux, la littérature africaine respire, s’élève, se régénère. Et si le souffle de ce 26 juillet 2025 ne s’éteindra jamais, c’est parce qu’il a touché les âmes, éveillé des vocations, révélé des promesses. Ce jour-là, à Cotonou, l’Afrique a parlé en vers et en prose. Et la littérature, souveraine, a trouvé ses reines.