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Les 17 et 18 octobre 2026 resteront comme deux journées particulièrement marquantes dans la vie associative de la diaspora camerounaise de France. Durant ce week-end placé sous le signe du rassemblement, de la solidarité et de l’engagement collectif, la région Nouvelle-Aquitaine a accueilli l’Assemblée générale régionale du Haut Conseil des Camerounais de l’Extérieur (HCCE France). C’est dans la paisible commune de Faye-sur-Ardin, située à proximité de Niort, que les représentants de cette organisation, accompagnés de nombreuses personnalités issues du monde associatif, institutionnel et socioprofessionnel, se sont retrouvés pour réfléchir aux nouveaux défis de la diaspora camerounaise et poser les fondations d’une représentation régionale appelée à jouer un rôle déterminant dans les années à venir.

La salle des fêtes de la mairie de Faye-sur-Ardin, située au 40, route du Dragor, dans le département des Deux-Sèvres, avait ainsi pris, le temps de cette rencontre, les couleurs d’un Cameroun pluriel, entreprenant et profondément attaché à ses racines. Dans une atmosphère empreinte de convivialité, de fraternité et de respect mutuel, les forces vives de la communauté camerounaise ont partagé leurs expériences, confronté leurs visions et exprimé leur volonté commune de donner davantage de visibilité et de cohérence aux initiatives portées par leurs compatriotes établis en France. Au-delà du caractère institutionnel de cette assemblée, la rencontre a surtout témoigné d’une aspiration collective à construire une diaspora mieux organisée, plus solidaire et davantage impliquée dans le développement de ses territoires d’accueil comme de son pays d’origine.

Pour donner à ces assises toute leur dimension, une importante délégation du Bureau exécutif du HCCE France avait effectué le déplacement depuis Paris, sous la conduite de sa dynamique présidente, Madame Suzanne Arlette TOGUE PARQUIER. Entourée de plusieurs de ses collaborateurs, notamment le vice-président, Monsieur Brice NANA, la conseillère, Madame Priscille FOKO, et la déléguée à la communication, Madame Gaëlle MBARGA, elle a conduit avec méthode, détermination et un remarquable sens des responsabilités les travaux organisés durant ces deux journées. La qualité des échanges et la mobilisation des participants ont traduit la volonté des responsables de l’organisation de dépasser les simples déclarations d’intention pour inscrire leur action dans une démarche concrète et durable.

Parmi les personnalités ayant honoré cette rencontre de leur présence figurait également le docteur Georges KIBONG, représentant de l’association des Élus français d’origine camerounaise (EFRACAM). Sa participation a constitué un signal encourageant quant aux perspectives de rapprochement entre deux structures dont les missions, bien que distinctes, peuvent se rejoindre autour d’une ambition commune, celle de renforcer la représentation, la reconnaissance et la contribution des Camerounais établis en France. Cette convergence laisse entrevoir la possibilité de futures collaborations susceptibles de favoriser une meilleure articulation entre les initiatives citoyennes, associatives et institutionnelles.

Dans le prolongement des résolutions adoptées lors du congrès de Paris de septembre 2025, le Haut Conseil des Camerounais de l’Extérieur a franchi une nouvelle étape de son déploiement territorial avec la mise en place de sa représentation régionale en Nouvelle-Aquitaine. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie d’expansion fondée sur la proximité, la concertation et la valorisation des compétences présentes au sein de la communauté camerounaise. Elle traduit une conviction essentielle selon laquelle une diaspora ne peut véritablement peser dans les grandes orientations qui concernent son avenir que lorsqu’elle dispose de relais solides, de structures représentatives et d’une capacité réelle à fédérer les énergies dispersées.

L’ancrage territorial recherché par le HCCE France répond ainsi à une nécessité devenue incontournable. Il ne suffit plus de constater l’importance numérique ou économique des Camerounais vivant à l’étranger. Encore faut-il transformer cette présence en une force collective capable d’accompagner les projets, de soutenir les initiatives individuelles, de promouvoir l’entraide et de contribuer au rayonnement culturel, social et économique du Cameroun. En Nouvelle-Aquitaine, où vivent de nombreux étudiants, professionnels, entrepreneurs et responsables associatifs d’origine camerounaise, cette nouvelle représentation apparaît comme un instrument de rapprochement et de mobilisation au service d’une communauté dont les ressources humaines constituent une richesse considérable.

« UNIR, AGIR ET RAYONNER », tel est le leitmotiv autour duquel le HCCE France entend poursuivre son action. Ces trois mots, porteurs d’une philosophie à la fois humaniste et ambitieuse, ont constitué le fil conducteur des réflexions engagées durant les assises. Unir pour dépasser les divisions et rapprocher les sensibilités, agir pour donner une traduction concrète aux engagements pris, rayonner enfin pour faire reconnaître la contribution de la diaspora camerounaise dans les sociétés où elle évolue. Cette orientation rappelle que la grandeur d’une organisation ne se mesure pas uniquement au nombre de ses adhérents ou à la solennité de ses rencontres, mais surtout à sa capacité à améliorer les conditions de vie de ceux qu’elle entend représenter.

L’un des moments les plus significatifs de cette assemblée générale a été l’installation officielle de Madame Dorothé BENE dans ses fonctions de déléguée régionale du HCCE France pour la Nouvelle-Aquitaine. Également conseillère au sein de l’organisation, cette personnalité bien connue du milieu associatif régional s’est progressivement distinguée par son engagement constant en faveur des actions sociales et des initiatives de solidarité. Son installation a été accueillie avec enthousiasme par les participants, conscients de l’importance de cette responsabilité dans la consolidation de la présence du Haut Conseil au sein de la région.

Visiblement émue par la confiance placée en elle, Madame Dorothé BENE a accueilli cette nouvelle mission avec fierté, humilité et détermination. Son engagement s’inscrit dans la volonté d’impulser une dynamique fédératrice capable de rapprocher les différentes associations camerounaises de Nouvelle-Aquitaine, d’encourager les projets collectifs et de promouvoir des initiatives sociales et économiques bénéfiques aussi bien à la France qu’au Cameroun. À travers cette responsabilité, elle entend contribuer à faire de la représentation régionale un espace de dialogue, d’inclusion et d’action, où chaque compétence pourra trouver sa place et chaque bonne volonté participer à la construction d’une communauté plus forte.

Cette désignation revêt également une portée symbolique importante. En confiant les responsabilités de sa représentation régionale à une femme déjà engagée dans la vie associative, le HCCE France met en lumière la place essentielle qu’occupent les femmes dans l’organisation et le développement de la diaspora. Trop souvent, leur contribution demeure insuffisamment reconnue alors qu’elles constituent, dans de nombreuses communautés, les véritables piliers de la solidarité, de la transmission culturelle et de l’accompagnement social. Le parcours de Madame Dorothé BENE illustre cette capacité des femmes à transformer leur engagement personnel en une responsabilité collective et à faire de la proximité humaine un puissant levier de mobilisation.

Autre temps fort de cette rencontre, la désignation du docteur Christian SIEYAMDJIE en qualité de président d’honneur du HCCE France et de parrain de sa représentation en Nouvelle-Aquitaine. Médecin exerçant dans la région depuis plusieurs décennies, le docteur Christian SIEYAMDJIE s’est également illustré par son implication dans des initiatives sociales et humanitaires. Sensible à la vision défendue par le Haut Conseil, il a exprimé son adhésion à cette démarche collective ainsi que sa disponibilité à accompagner les projets qui contribueront à renforcer la solidarité et la coopération entre les membres de la diaspora.

Son engagement constitue un apport précieux pour une organisation qui souhaite s’appuyer sur l’expérience de personnalités reconnues dans leurs domaines respectifs. Dans une société où les compétences individuelles demeurent parfois insuffisamment mises au service de l’intérêt général, la participation de professionnels expérimentés à des initiatives communautaires représente une véritable source d’espérance. Elle rappelle que la réussite personnelle prend une dimension plus noble lorsqu’elle devient un instrument de partage, de transmission et d’accompagnement des autres.

Les travaux ont également été enrichis par la participation de nombreuses personnalités représentatives de la diversité associative et socioprofessionnelle de la région. Parmi elles figuraient Monsieur Léopold TANKEU, représentant de la Jeunesse émergente et républicaine du Cameroun (JERC France), Monsieur Stephen KENFACK, président de l’Association des stagiaires et étudiants camerounais de Poitiers (ASSECAM), Madame Émilie MACRI, présidente de l’association Espérance et Santé, ainsi que Madame Anne Clarisse ANNEREAU, présidente de l’association Femmes Leaders. La présence de Monsieur Dieudonné DJIMADOUM, représentant de l’association des Tchadiens de Nouvelle-Aquitaine, accompagné de son compatriote Monsieur Dieudonné NGUEMADJI, a également donné à cette rencontre une dimension fraternelle dépassant les seules frontières de la communauté camerounaise.

Cette ouverture à d’autres communautés africaines mérite d’être soulignée, tant elle traduit une compréhension élargie des enjeux contemporains de la diaspora. Les défis liés à l’intégration, à l’entrepreneuriat, à la formation, à l’emploi, à la solidarité ou encore à la transmission culturelle ne concernent pas exclusivement une nationalité. Ils traversent les expériences de nombreuses communautés installées en Europe. En favorisant les rencontres et les échanges entre leurs représentants, le HCCE France contribue à faire émerger une culture de coopération susceptible de renforcer les liens entre les peuples et de donner une portée plus universelle aux initiatives associatives.

Au cœur des discussions figurait la nécessité de structurer un réseau régional solidaire, représentatif et durable, capable de répondre aux attentes des Camerounais de Nouvelle-Aquitaine. Les participants ont notamment mis en évidence l’existence d’importantes possibilités de partenariat dans les domaines sociaux, économiques, éducatifs, sanitaires et culturels. Ces perspectives pourraient, à terme, favoriser l’émergence de projets communs, soutenir l’accompagnement des jeunes, encourager l’entrepreneuriat et contribuer à la valorisation des compétences de la diaspora dans le cadre des relations de coopération entre la France et le Cameroun.

Les échanges ont surtout rappelé qu’une diaspora organisée ne saurait se limiter à célébrer son identité lors des grandes manifestations culturelles ou des rencontres festives. Elle doit également devenir une force de proposition, un espace d’entraide et un acteur crédible du développement. Les étudiants doivent pouvoir y trouver des repères, les entrepreneurs des possibilités de collaboration, les familles des réseaux de solidarité et les nouvelles générations des modèles d’engagement. C’est à cette condition que les organisations diasporiques pourront dépasser les ambitions individuelles pour faire émerger une véritable conscience collective, fondée sur le sens du devoir, la responsabilité et la recherche du bien commun.

Au terme de ces deux journées de réflexion, de partage et de fraternité, l’Assemblée générale régionale du HCCE France s’est achevée dans une atmosphère chaleureuse, empreinte de satisfaction et d’émotion. Les échanges, les engagements exprimés et les responsabilités officiellement confiées ont donné à cette rencontre une portée qui dépasse largement le cadre d’un simple rendez-vous associatif. À Faye-sur-Ardin, les participants ont posé les jalons d’une nouvelle étape dans la structuration de la diaspora camerounaise en Nouvelle-Aquitaine, avec l’ambition de transformer les résolutions adoptées en réalisations concrètes.

Désormais, le véritable défi résidera dans la capacité des responsables nouvellement installés à entretenir cette dynamique, à mobiliser durablement les bonnes volontés et à traduire les ambitions affichées en actions visibles. Car les grandes organisations ne construisent pas leur histoire uniquement à travers les discours et les cérémonies, mais par la fidélité à leurs engagements et la constance de leurs réalisations. Le rendez-vous de Faye-sur-Ardin aura ainsi rappelé une évidence fondamentale. Lorsqu’une communauté apprend à unir ses intelligences, à conjuguer ses expériences et à placer l’intérêt collectif au-dessus des considérations personnelles, elle se donne les moyens de devenir une véritable force de transformation. Pour le HCCE France et sa représentation en Nouvelle-Aquitaine, une nouvelle page vient de s’ouvrir, portée par l’espérance d’une diaspora camerounaise plus unie, plus active et plus rayonnante.

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