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AfrikSurSeine, trois ans après, s’était fixé   l’excellence comme ligne éditoriale et l’ambition comme horizon. Trois années d’existence, près de 3 000 articles publiés, une présence éditoriale qui s’est affirmée dans la culture, la littérature, la société, la politique, le sport, l’histoire et les grandes questions qui traversent l’Afrique et sa diaspora. AfrikSurSeine est non  seulement un média d’information, mais aussi, il est devenu un espace de réflexion, de transmission et de valorisation des intelligences africaines dans la sphère parisienne et au-delà. Tous les médias ne poursuivent pas la même ambition : certains s’attachent principalement à relater les faits au fil de l’actualité, tandis que d’autres prennent le parti d’en explorer la portée, d’en éclairer les enjeux et d’en restituer toute la profondeur. Dès sa création, AfrikSurSeine a résolument choisi cette seconde voie, en faisant de l’information non seulement un moyen de rendre compte du monde, mais également un espace de compréhension, de réflexion et de transmission.

Sa signature, « Informer en éduquant comme un romancier », résume une ambition éditoriale qui consiste à ne pas considérer l’information comme une simple succession de faits, mais comme une matière à comprendre, à contextualiser et à transmettre. Après trois années d’existence, cette ligne éditoriale s’est progressivement affirmée et constitue aujourd’hui l’une des marques distinctives de la plateforme. Au fil de ces trois années, AfrikSurSeine a construit une identité qui dépasse les frontières du média d’actualité classique. La plateforme s’est imposée comme un espace où se rencontrent l’information, la culture, la littérature, les analyses de société, les portraits, l’histoire, la politique, le sport et les expressions artistiques.

Cette diversité n’est pas le fruit d’un simple choix de programmation : elle correspond à une conception de l’information selon laquelle comprendre l’Afrique et ses diasporas suppose de s’intéresser autant aux événements politiques qu’aux créateurs, aux écrivains, aux sportifs, aux intellectuels, aux entrepreneurs et aux femmes et hommes qui façonnent quotidiennement les sociétés africaines. Les contenus actuellement proposés illustrent cette volonté, avec des sujets consacrés aussi bien à l’histoire et à la politique qu’à la littérature, à la musique, à la société et au sport. Cette singularité constitue précisément l’une des forces d’AfrikSurSeine. Là où certains médias privilégient l’immédiateté, le média revendique davantage le temps de l’écriture, de la contextualisation et de l’analyse. Un événement n’est pas seulement relaté ; il est raconté, replacé dans son environnement et, lorsque cela est nécessaire, interrogé à travers le regard d’un auteur ou d’un chroniqueur.

Les durées de lecture affichées sur plusieurs publications récentes, parfois de dix, quinze ou même vingt minutes, témoignent de cette volonté de privilégier des formats permettant au lecteur d’aller au-delà du titre et de la réaction instantanée. Cette approche explique également la place particulière accordée aux portraits, aux chroniques et aux récits. AfrikSurSeine ne cherche pas uniquement à dire ce qui s’est passé ; il cherche à comprendre pourquoi cela s’est produit, ce que cela signifie et ce que cette réalité raconte de nos sociétés. C’est dans cette perspective que le média accorde une place importante à la littérature, à la mémoire, aux trajectoires individuelles et aux grandes questions de société. La plateforme accueille ainsi des textes qui peuvent prendre la forme d’une analyse, d’un récit, d’une chronique ou d’un portrait, avec cette volonté constante de faire de la lecture un moment de découverte et de réflexion. L’autre caractéristique qui mérite d’être soulignée est la dimension intellectuelle du projet.

AfrikSurSeine entend offrir un espace aux plumes, aux journalistes, aux chroniqueurs, aux écrivains, aux observateurs et aux spécialistes qui souhaitent contribuer à une meilleure compréhension des réalités africaines. Cette volonté de faire participer plusieurs regards permet d’éviter une information uniforme et de construire progressivement une véritable communauté éditoriale. Le média revendique ainsi une logique de contribution collective, où chaque auteur apporte son expérience, son style et son regard à une œuvre éditoriale commune. La création récente d’un espace WhatsApp consacré aux informations culturelles du média s’inscrit d’ailleurs dans cette volonté de renforcer la communauté autour des chroniques, des auteurs et des initiatives culturelles.  L’excellence revendiquée par AfrikSurSeine se mesure également à la capacité de la plateforme à couvrir des événements qui dépassent le strict cadre de l’actualité locale.

Au cours de ces trois années, le média a voulu être présent là où se racontent les grandes histoires de la diaspora et du continent, en donnant une place importante aux événements culturels, sportifs, politiques et sociaux qui ont marqué l’année. Cette présence sur différents terrains a contribué à élargir progressivement son audience et à faire circuler ses contenus au-delà du seul espace parisien. Car AfrikSurSeine est aussi une histoire de diaspora. Installé en France et profondément connecté aux réalités africaines, le média se situe à la croisée de plusieurs mondes : celui de l’Afrique, celui de la France et celui d’une diaspora qui cherche à maintenir un lien vivant avec ses cultures, ses histoires et ses débats. Cette position lui confère une responsabilité particulière : raconter l’Afrique depuis l’espace européen sans perdre le lien avec les réalités du continent, tout en permettant aux lecteurs du continent de découvrir les expériences, les initiatives et les trajectoires de celles et ceux qui vivent ailleurs. Cette vocation explique l’importance accordée à la culture.

AfrikSurSeine considère que la culture n’est pas une rubrique secondaire de l’information, mais l’un des fondements de l’identité et de la compréhension des peuples. La littérature, la musique, les arts, l’histoire, les traditions et les parcours individuels deviennent ainsi des portes d’entrée vers une compréhension plus profonde de l’Afrique contemporaine. Les publications consacrées à des écrivains, à des œuvres littéraires, à des artistes ou encore à des figures historiques témoignent de cette orientation. Bien que le chemin n’ait pas été exempt de difficultés, marqué par diverses attaques sournoises, des tentatives de manipulation, des pièges savamment orchestrés, notamment par le recours à des enregistrements clandestins, à des manœuvres de séduction ou encore à des propositions financières destinées à compromettre notre intégrité, nous avons su demeurer vigilants, lucides et fidèles à nos principes, en préservant jusqu’au bout notre dignité et notre indépendance.

Le sport  occupe également  une place importante dans cette construction éditoriale. Mais là encore, le choix n’est pas simplement de publier des résultats ou des informations immédiates. Les sujets sportifs peuvent devenir des récits humains, des analyses, des portraits ou des réflexions sur la place du sport dans les sociétés africaines. La couverture récente du football africain, des compétitions internationales et des figures sportives illustre cette capacité à traiter le sport comme un véritable fait de société. Trois années après sa création, AfrikSurSeine peut donc regarder le chemin parcouru avec une certaine fierté.

Près de 3 000 articles rédigés constituent une production éditoriale considérable pour une plateforme qui a fait le choix d’une écriture exigeante. Derrière chaque publication se trouvent du temps, des recherches, des échanges, des corrections, une volonté de raconter autrement et surtout la conviction qu’un lecteur mérite mieux qu’une information rapidement consommée puis oubliée. Le média revendique d’ailleurs désormais une démarche qui valorise davantage le travail rédactionnel, l’expertise, les archives et les articles approfondis, dans une logique où l’écriture journalistique est considérée comme un véritable travail intellectuel. L’expérience des publications en anglais a également ouvert une nouvelle perspective. Elle montre qu’un contenu produit depuis la France, nourri par les réalités africaines et porté par des plumes issues de différents horizons peut trouver un lectorat au-delà de l’espace francophone.

Cette ouverture internationale constitue un axe important pour l’avenir du média, car l’Afrique est aujourd’hui au centre de nombreux débats mondiaux et sa diaspora constitue un formidable espace de circulation des idées, des cultures et des initiatives. Sur le plan visuel également, AfrikSurSeine a cherché à construire une identité reconnaissable. La présentation actuelle du site met en avant une organisation claire des contenus, des images, des rubriques et des articles à la une, permettant au lecteur de naviguer entre l’actualité, la culture, la littérature, la politique, la société et le sport. Cette dimension visuelle participe à la crédibilité globale du média : dans un environnement numérique où la première impression est déterminante, la qualité éditoriale doit pouvoir s’accompagner d’une expérience de lecture à la hauteur des contenus proposés.

Mais l’ambition d’AfrikSurSeine ne doit pas conduire à ignorer son principal défi : rendre immédiatement lisible cette identité auprès d’un public toujours plus large. Son caractère littéraire, éducatif et culturel constitue précisément ce qui le distingue, mais peut aussi donner l’impression, au premier regard, d’une revue culturelle davantage que d’un média d’information généraliste. Ce positionnement n’est pas nécessairement une faiblesse ; il peut au contraire devenir une véritable signature éditoriale, à condition de continuer à l’assumer clairement et à expliquer ce qui fait la différence entre AfrikSurSeine et une plateforme d’actualité traditionnelle.

C’est peut-être là que se trouve aujourd’hui la véritable valeur ajoutée du média : ne pas chercher à être tout simplement un site de plus dans l’immense univers de l’information numérique, mais construire une identité éditoriale suffisamment forte pour être immédiatement reconnaissable. AfrikSurSeine veut informer, mais aussi transmettre ; raconter, mais aussi expliquer ; donner la parole, mais aussi faire réfléchir. Cette ambition rejoint d’ailleurs la philosophie affichée depuis ses débuts : « Informer en éduquant comme un romancier ». Après trois années, la plateforme dispose désormais d’un patrimoine éditorial important, constitué de milliers de textes, de portraits, d’analyses, de chroniques, de récits et de reportages. Ce patrimoine représente bien plus qu’une accumulation d’articles : il constitue progressivement une mémoire numérique de certaines voix, trajectoires et réalités de la diaspora africaine.

C’est cette mémoire qui donne au média une profondeur particulière et qui peut, à terme, devenir l’une de ses plus grandes forces. AfrikSurSeine entend désormais franchir une nouvelle étape. Après avoir démontré sa capacité à produire régulièrement des contenus, à mobiliser des contributeurs, à couvrir des événements et à développer une identité éditoriale singulière, le média doit consolider son modèle, élargir son audience, renforcer ses collaborations et poursuivre l’amélioration de son dispositif numérique.

L’objectif n’est plus seulement de publier davantage, mais de publier mieux, de toucher davantage de lecteurs et de faire de chaque article une véritable valeur ajoutée pour celui qui le lit. Trois années auront donc suffi pour installer une conviction : dans un paysage médiatique saturé par la vitesse, AfrikSurSeine a choisi la profondeur ; dans un univers où l’information est parfois réduite à quelques lignes, il a choisi le récit ; dans un espace numérique où tout semble devoir être consommé immédiatement, il défend encore le temps de la lecture.

Cette singularité constitue aujourd’hui sa force. AfrikSurSeine peut ainsi légitimement revendiquer une place de premier plan parmi les plateformes médiatiques consacrées à l’Afrique et à sa diaspora dans l’espace parisien. Sa véritable ambition n’est toutefois pas seulement d’être reconnu comme « le meilleur » média, mais de devenir une référence durable par la qualité de ses textes, la diversité de ses regards, la rigueur de ses analyses, la richesse de ses contenus culturels et la capacité de ses auteurs à raconter l’Afrique avec intelligence, exigence et sensibilité.

Avec près de 3 000 articles en trois ans, une communauté d’auteurs et de chroniqueurs en développement, une ouverture progressive à l’international et une identité éditoriale désormais clairement affirmée, AfrikSurSeine entre dans une nouvelle phase de son histoire. La pierre est posée. Il reste désormais à bâtir plus haut, plus loin et plus largement, avec la même exigence : faire du journalisme un espace de connaissance, de culture, de transmission et d’excellence. AfrikSurSeine : informer, raconter, transmettre et surtout donner au lecteur l’envie de comprendre.

Calvin Djouari

Directeur de publication.

il est écrivain romancier

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