Yaoundé, 13 juillet 2025. Dans un contexte national marqué par l’attente et l’interrogation, le président Paul Biya a levé le voile sur une question cruciale : il est officiellement candidat à sa propre succession pour l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. Une annonce faite ce dimanche, sobrement mais avec la force tranquille qui caractérise son long magistère. Pour des millions de Camerounais, attachés à la stabilité et au respect des institutions, cette déclaration sonne comme un soulagement. Dans une époque où l’incertitude plane sur bien des pays, la continuité à la tête de l’État est perçue par beaucoup comme une garantie de paix, de cohésion et de sérénité. « On sait ce qu’on perd, on ne sait pas ce qui vient », disent certains partisans, heureux de pouvoir encore compter sur l’expérience d’un homme d’État ayant su tenir la barre pendant plus de quatre décennies. Sous sa direction, le Cameroun a traversé des tempêtes, contenu des crises, maintenu ses équilibres fondamentaux et renforcé le socle de ses institutions.
Une jeunesse mobilisée, une nation confiante
Si cette annonce relance l’élan des militants du parti au pouvoir, elle suscite aussi des attentes nouvelles, notamment du côté de la jeunesse camerounaise. Cette dernière, force vive de la nation, rappelle au président son rôle central dans l’avenir du pays. « La jeunesse camerounaise est un moteur de croissance et de développement. Elle veut être écoutée, accompagnée, responsabilisée. » Dans cet esprit, de nombreuses voix appellent à un discours à la Nation, qui viendrait apaiser les incertitudes et fixer clairement les grandes orientations de ce nouveau mandat espéré. Le peuple attend, non seulement des mots forts, mais aussi des actes concrets pour faire davantage confiance aux jeunes, ouvrir les cercles décisionnels, moderniser les outils d’action publique et garantir une relève bien préparée.
Un engagement renouvelé pour le Cameroun
Dans un monde en mutation permanente, le leadership demande courage, vision et détermination. À 92 ans, Paul Biya semble déterminé à poursuivre son engagement avec humilité et sens de l’État. Sa candidature est présentée non comme une revanche ni comme une habitude, mais comme un acte de responsabilité face aux défis politiques, sociaux, économiques, culturels et environnementaux du pays. « Le moment est venu de prendre à nouveau les rênes et de façonner ensemble l’avenir de notre pays. » Prêt à écouter, à décider avec sagesse, à agir avec compassion, Paul Biya se positionne une fois de plus comme le garant de l’unité nationale et le dépositaire d’un Cameroun fort et stable.
Cap sur le 12 octobre
La machine politique est désormais en marche. Les partisans du chef de l’État, mobilisés, entendent faire du scrutin du 12 octobre une démonstration de fidélité, mais aussi une promesse de renouveau. La candidature de Paul Biya ne se veut pas celle d’un homme seul, mais celle d’un peuple qui choisit, en connaissance de cause, la continuité dans la paix et la préparation progressive de l’avenir.
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