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Depuis les terres profondes du Gabon jusqu’aux confins du Burkina Faso, foulant la poussière des routes, traversant les plaines et les frontières, Manuel Vinga et Phanuel Badinga avancent, pas après pas, avec pour seul viatique la foi en un avenir africain réconcilié avec lui-même. Aujourd’hui, à la frontière entre le Togo et le Burkina Faso, ils ne sont pas seulement des marcheurs : ils sont devenus des symboles. Symboles d’une jeunesse en quête de sens, en quête de dignité, en quête de liberté. Ce périple titanesque, accompli à la force des jambes et à la clarté des convictions, est une ode à la persévérance. Mais plus encore, c’est un cri d’amour adressé au continent. Car en marchant, ils tissent un fil invisible entre les peuples, une trame de solidarité et de fraternité. Leurs pas parlent là où trop souvent les discours faiblissent.

 

Ils rappellent que l’Afrique ne peut s’inventer sans ses enfants, qu’elle ne peut se relever sans ses bâtisseurs. Leur regard reste tourné vers le Gabon, leur terre natale. Tandis que le pays se prépare à vivre une nouvelle étape démocratique avec les élections législatives et municipales, leurs cœurs résonnent au rythme de l’espérance. Ils appellent à un sursaut collectif, à une mobilisation éclairée, à une célébration de la paix. Que les urnes soient le miroir de notre volonté commune, qu’elles révèlent la maturité d’un peuple debout, jaloux de sa liberté et résolu à tracer son propre destin. Leur marche est un message. Elle dit que rien n’est impossible à une nation unie. Elle proclame que l’Afrique a besoin de paix, mais aussi de justice. Que la démocratie n’est pas une simple formalité, mais une respiration vitale. Ils ne sont ni politiciens, ni orateurs. Ils sont deux fils d’Afrique, deux âmes en chemin, qui rappellent au monde que la vraie grandeur réside dans l’engagement, l’endurance et la fidélité aux valeurs humaines. Nous publions ici la déclaration qu’ils ont récemment faite.


PAR MANUEL VINGA 

Nous Phanuel Badinga et moi Manuel Vinga, sommes profondément marqués par l’évolution politique que connaît notre pays. Le Gabon a su franchir, dans la paix et la dgnité, une étape majeure de son histoire. Bientôt se tiendront les élections municipales, et législatives, symbole vivant de notre attachement aux valeurs démocratiques. Éloignés comme nous le sommes actuellement, dans le temps et dans l’espace, nous marchons depuis deux mois pour rendre hommage à l’avènement de la Liberté, non seulement à travers le monde, mais plus particulièrement en Afrique, et en l’occurrence au Gabon. Nous observons avec attention les profonds bouleversements qui touchent l’Afrique de l’Ouest – du Burkina Faso au Mali, en passant par le Niger – et nous saluons l’éveil des peuples, la volonté des nations à tracer leur propre destin dans un esprit de souveraineté et de paix. Cette marche que nous entreprenons n’est pas anodine : elle est l’expression de notre foi en un avenir africain porteur d’espoir. Oui, nous croyons en l’Afrique. Oui, nous croyons en notre cher Gabon. Le Gabon est une terre de paix, d’amour et de fraternité. C’est cette image que nous portons au-delà de nos frontières, cette idéologie que nous partageons avec le monde. Le Gabon est un grand pays : grand par ses institutions, grand par son histoire, grand par ses hommes et ses femmes. Alors que s’annoncent les prochaines élections municipales, et législatives, nous lançons un appel solennel à tous les Gabonais : que cette échéance soit une célébration de la paix, une manifestation d’unité, un acte de foi en notre avenir commun. Que la jeunesse gabonaise, éveillée et audacieuse, marche résolument vers l’avenir, jalouse de sa liberté et fière de son indépendance.

Car le Gabon a vocation à devenir le phare de l’Afrique. Depuis le Togo, où notre marche se poursuit avec la même ferveur, nous saluons notre patrie. Que ces élections municipales et législatives soient l’affaire de tous. Que chacun, dans un élan de responsabilité, accomplisse son devoir citoyen dans un climat de paix sociale. Puisse le choix des urnes être celui de l’espérance, de la justice et de l’avenir. Puisse-t-il incarner la volonté d’un peuple uni et debout pour un Gabon nouveau, à l’image de celui que dessine, jour après jour, le renouveau politique en marche. Plus que jamais, l’Afrique a besoin de voix fortes, de consciences éveillées et de cœurs ardents pour porter le flambeau de la solidarité et de la fraternité entre les peuples. Cette marche que nous entreprenons est aussi une main tendue à nos frères et sœurs du continent. Elle exprime notre conviction profonde que l’unité africaine ne saurait être un simple slogan, mais bien un engagement quotidien, nourri par le respect mutuel, l’échange culturel et la coopération sincère.

Ensemble, nous devons bâtir une Afrique souveraine, où chaque nation trouve sa place dans un dialogue fécond, libre des entraves extérieures, et résolument tournée vers l’avenir. En cette période charnière, où les citoyens gabonais sont appelés à renouveler leurs représentants, nous affirmons avec force que la démocratie n’est pas un luxe, mais une nécessité. Elle est le socle de toute société libre, le garant de la justice, et le ferment d’une paix durable. C’est dans cet esprit que nous appelons à une participation massive, consciente et pacifique aux prochaines élections. Car chaque voix compte, chaque bulletin est un acte de construction nationale. Que notre engagement serve de levier pour une gouvernance plus juste, plus inclusive, et profondément enracinée dans les valeurs africaines de solidarité, de respect de l’autre et d’amour de la patrie.

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