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L’OPPOSITION CAMEROUNAISE PREPARE LA GUERRE

Depuis l’élection de 2018 au Cameroun, lorsque l’on prête l’oreille aux propos de l’opposition camerounaise, ainsi qu’à ceux de leurs sympathisants – qu’il s’agisse de militants, d’influenceurs ou d’intellectuels partisans –, le même ton violent se dégage invariablement. 2025 s’annonce comme une année qui sera  chaude pour notre pays, une prédiction qu’ils affirment avec une conviction inébranlable. Par ailleurs, une atmosphère de discorde  domine  le paysage politique. L’opposition, convaincue d’avoir été dépossédée de sa victoire, n’a cessé de contester le pouvoir en place, elle a plongé le pays dans une spirale de querelles incessantes.

Les conflits se sont étendus des débats verbaux enflammés aux actes de violence physique, en passant par la prise en otage des ambassades et les agressions des représentants politiques, sans oublier les actes de sabotage et de destruction de biens publics. Face à cette turbulence, les autorités publiques ont réagi par une répression sévère, multipliant les arrestations et les emprisonnements.

Les principaux leaders de l’opposition ont tous fait l’expérience des geôles, et à leur libération, certains se sont résignés tandis que d’autres persistaient dans leurs actions contestataires. Ainsi, sept années se sont écoulées dans une atmosphère de tension et d’attente, la prochaine échéance électorale de 2025 s’annonce  tumultueuse. L’engouement pour les inscriptions sur les listes électorales laisse présager une éruption de violence sans précédent, orchestrée par une opposition déterminée si on lui arrache encore sa prétendue victoire. S’inscrire ne signifie pas gagner.  Maurice Kamto, figure emblématique de cette opposition, annonce la couleur avec des déclarations qui résonnent comme un appel à un soulèvement annonciateur. « les vivants arrangeront le pays » .  Mots irresponsable pour ma part car rien ne lui faire croire qu’il gagnera.  À 70 ans, il semble entamer sa dernière bataille politique, conscient que l’avenir appartiendra bientôt à une nouvelle génération. Il aura 77 ans peut-être en 2032 .

Cependant, dans ce contexte incertain, aucun candidat ne s’est encore officiellement déclaré, aucune vision claire pour redresser le pays n’a été présentée. Le climat politique reste chargé d’une animosité palpable, et les promesses de paix et de réconciliation semblent hors de portée. Le Cameroun, riche de son histoire complexe et de ses passions contradictoires, aspire à une stabilité qui lui échappe à cause de la crise du NOSO. La prochaine campagne électorale promet de bouleverser l’ordre établi. Pour l’opposition, le défi sera de mobiliser les masses rurales, qui représentent une force stratégique déterminante.

Contrôler les bureaux de vote et s’assurer d’un candidat unique sera déterminant  pour surveiller ses voix. La réussite de cette stratégie reste enveloppée d’incertitude. Il est grand temps que le Cameroun se réapproprie son destin. Il est grand temps qu’il  se forge une voie qui transcende les simples mécanismes de la démocratie, afin de préserver la cohésion sociale et de continuer à écrire son histoire. Les mois à venir seront décisifs pour l’avenir de la nation, alors que le pays s’apprête à entrer dans une nouvelle phase de son existence politique.

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