« Je vous souhaite une excellente CAN à tous. Allez les gars » – ces mots d’André Onana résonnent comme un message d’unité à la veille d’un match crucial. Le gardien de Manchester United a tenu à adresser ses encouragements aux Lions Indomptables qui débutent leur campagne de la CAN ce soir contre le Gabon. Un geste fort qui témoigne, au-delà des controverses passées, que c’est bien le Cameroun qui prime avant tout. « Bravo André Onana, le geste est très fort même s’il ne vient pas du cœur, cela montre que tu as un cœur », souligne un observateur. Car contrairement à certains qui « peuvent sacrifier le pays juste pour que les gens disent qu’ils avaient raison », le portier international a choisi de mettre ses différends de côté pour soutenir la sélection nationale. Ce message s’inscrit dans une série de déclarations qui convergent toutes vers un objectif commun ; la fierté nationale. Les discours de Samuel Eto’o, Vincent Aboubacar et maintenant André Onana résonnent à l’unisson. « Le pays des fils de la gloire glorieuse, là où la suprématie continentale est la volonté de tous », rappelle un supporteur ému. L’atmosphère dans la tanière est d’ailleurs électrique. « Il y a longtemps qu’on a vu nos Lions aussi épanouis et heureux ! Un mental positif qui, on espère, se verra sur le terrain ce soir lors de leur confrontation face au Gabon », confie un proche de l’équipe.Le message est clair : « On gagne ou rien. »
Un derby d’Afrique centrale chargé d’histoire et de passion.
La confrontation entre le Cameroun et le Gabon dépasse le simple cadre sportif. C’est un match qui réveille des souvenirs nostalgiques, « qui rappelle les matchs des années 80 entre le Canon de Yaoundé et le Tonnerre ». Les Gabonais, bien qu’ils se sentent parfois inférieurs mentalement face aux Lions, n’ont jamais eu peur d’affronter leurs frères camerounais. « C’est un moment d’ambiance exceptionnel », témoigne un Camerounais ayant vécu au Gabon. À l’époque, les enjeux étaient tels que « les pouvoirs publics faisaient sortir les chars pour décourager tout débordement ». La veille du match, une tradition perdure : les Gabonais sillonnent les quartiers camerounais, notamment les bistrots, où l’ambiance bat son plein. « Ils boivent et prophétisent sur la victoire de l’Azingo. ‘On va vous battre demain, mon ami, demain tu vas retrouver un autre visage du Gabon' », racontent-ils en offrant des tournées. Mais le lendemain, en cas de défaite, ils n’ont qu’un seul mot : « C’est l’Afrique centrale ». Cette rivalité fraternelle illustre parfaitement les liens qui unissent ces deux nations.
Quand la fraternité transcende la rivalité sportive
Les Gabonais connaissent l’équipe du Cameroun par cœur, « parfois plus que les Camerounais eux-mêmes ». Cette passion va au-delà de la simple rivalité. Lorsque leur équipe n’est pas qualifiée, c’est naturellement le Cameroun qu’ils soutiennent. La preuve en est : en 2017, une fois les Panthères éliminées, « tous les sorciers gabonais ont travaillé en faveur du Cameroun afin que le trophée reste en Afrique centrale ». Ce geste symbolique démontre que, malgré la compétition sur le terrain, la solidarité sous-régionale prime. « C’est un match de gueule, mais c’est un match de fraternité, et dans les annales ça ne s’oublie jamais », résume parfaitement un ancien de la diaspora. Ce soir, à partir de 21h, tout le Gabon s’arrêtera au pays d’Oligui Nguema pour vivre ce moment unique. Les rues se videront, les écrans s’allumeront, et les cœurs battront à l’unisson pour ce derby passionné. Mais quoi qu’il arrive sur le terrain, une certitude demeure : l’Afrique centrale sortira gagnante de cette rencontre fraternelle, car elle célèbre avant tout l’unité d’un peuple et la passion d’un continent pour le football.
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