Le samedi 7 mars 2026, de 11 h à 22 h, s’ouvrira un espace rare, presque solennel, dédié à ce qui fonde les civilisations et traverse les siècles, la parentalité. Chaque année, cet événement célèbre la richesse des liens qui unissent les générations. Il explore la maternité et la paternité, l’adoption et les naissances multiples, les premiers secours et les soins portés à la mère comme à l’enfant. On y évoque les danses anciennes de la natalité et de la fécondité, les savoirs liés au bien-être, les créations destinées aux futures mères, les cosmétiques, la gastronomie pré et postnatale, ainsi que la littérature jeunesse. Mais au-delà des thématiques, il s’agit surtout de transmettre. Transmettre les gestes hérités des aïeules, les remèdes murmurés au coin du feu, les rites de passage, les usages et coutumes venus d’ici et d’ailleurs. Comme dans les royaumes d’autrefois où la mémoire se confiait aux griots et aux chroniqueurs, la parole circule pour que l’histoire ne se rompe pas. La parentalité devient alors un trône invisible, non pas celui du pouvoir, mais celui de la responsabilité et de l’amour, sur lequel chaque génération est appelée à s’asseoir avec dignité. Le salon est ouvert à tous, pères, mères, oncles, tantes, cousins, cousines, grands-parents et amis. Chacun y trouve sa place, car élever un enfant n’a jamais été l’affaire d’un seul foyer, mais celle d’une communauté tout entière.
La Croix-Rouge, des professionnels de santé, des éducateurs, des enseignants et des écrivains uniront leurs voix pour nourrir la réflexion et éclairer les consciences. Des auteurs de renom seront présents, sous l’impulsion de Jeanne Louise Djanga, véritable cheville ouvrière de cette rencontre. Des prises de parole viendront rythmer la journée et offrir un temps d’apprentissage autour de la voix, de la posture, de la confiance en soi et de la puissance des mots. Car parler, c’est déjà agir. Et bien parler, c’est parfois régner sur ses propres doutes. A la veille du 8 mars qui se profile à l’horizon, ce rendez-vous prend la valeur d’un présent symbolique. Jeanne Louise Djanga représente cette volonté constante de former, de transmettre et d’inspirer. La culture demeure au cœur de son engagement. Elle la considère comme une sève profonde, celle qui irrigue la société et lui permet de tenir debout lorsque les vents de l’époque se font contraires. Elle invite femmes et hommes de tous âges à interroger avec lucidité nos valeurs, nos dérives, nos héritages et les fractures qui traversent nos vies quotidiennes. Entre témoignages, éclairages historiques et analyses critiques de l’actualité, le Salon de la parentalité d’ici et d’ailleurs s’impose comme un espace de réflexion essentiel pour comprendre les enjeux culturels de notre temps. Il rappelle que les sociétés qui négligent la transmission fragilisent leur propre avenir, tandis que celles qui honorent leurs racines construisent des lendemains plus justes. C’est une journée pour celles et ceux qui refusent l’indifférence et qui savent que la culture demeure l’un des plus sûrs leviers de reconstruction intérieure. Une journée pour renouer avec cette souveraineté intime qui ne domine personne, mais élève chacun.
Entrée libre et gratuite Lieu / Cantine Pas Si Loin
34 rue Cartier-Bresson Pantin
Métro Aubervilliers – Quatre Chemins, ligne 7