L’histoire politique d’un pays est souvent marquée par des personnages qui, loin de suivre les sentiers battus, prennent des chemins sinueux, parfois semés d’embûches, mais toujours marqués d’une volonté farouche de laisser ses marques. Yebga Dieudonné est l’un de ces personnages. Accusé par certains de trahison et d’opportunisme, il mérite, pourtant, d’être regardé sous un angle différent, celui d’un héros qui a fait le choix difficile mais noble de mettre les intérêts de son peuple avant tout. Lors de son passage sur les ondes de Sweet FM 88.7, Yebga a brisé le silence en faisant une déclaration forte qui a fait l’effet d’une bombe. Il a accusé Maurice Kamto de trahison, affirmant qu’en 2018, il avait choisi de le soutenir tandis que son frère, Ekane Anicet, se rangeait du côté du G20, un groupe qui appelait à soutenir le président Paul Biya. Il a dénoncé la trahison de Kamto, qui, au lieu de se tourner vers lui pour résoudre les problèmes internes du MANIDEM, a choisi de s’allier à Ekane, son rival.
D’autres détails qui motivent son assertion est le fait que Maurice Kamto, en 2018, s’est présenté comme le messie de l’opposition, celui qui allait incarner le changement tant espéré par le peuple camerounais. Dans l’arène politique, il a habilement joué son rôle de défenseur des droits des citoyens et de pourfendeur des injustices. Pourtant, après avoir été porté par une vague d’espoirs, il a fait un virage brutal qui a laissé un goût amer à beaucoup. C’est lui qui, une fois aux portes du pouvoir, a choisi de sacrifier ses alliés pour embrasser des calculs politiques sournois. La trahison se manifeste dans son retournement de veste en 2025. En choisissant de se rapprocher de ceux qu’il avait dénoncés en 2018, Kamto a abandonné ses propres principes au profit de manœuvres personnelles. La trahison n’est pas dans un simple choix de camps, mais dans la manière dont il a déserté le combat collectif pour assouvir une ambition personnelle, oubliant que ceux qui l’avaient soutenu et ceux qu’il avait critiqués en 2018 étaient les véritables gardiens du changement qu’il avait promis. Il a trahi la confiance des Camerounais en optant pour une alliance contre-nature avec ses anciens ennemis politiques. La véritable trahison de Kamto ne réside pas seulement dans ses alliances opportunistes, mais dans sa décision de sacrifier les aspirations des jeunes Camerounais et les espoirs d’une réforme profonde. En 2018, il avait promis un changement radical et une remise en question du système. Mais, à peine les résultats des élections contestées de 2018 avaient-ils cessé de faire les gros titres qu’il a échoué à capitaliser sur cette énergie populaire.

Plutôt que de mener un combat pacifique pour la justice, il a choisi la voie des compromis politiques. C’est ce qu’il a fait en 2025, en trahissant ses propres électeurs en se réconciliant avec des figures du régime qu’il avait tant critiquées. Ces décisions ont non seulement désorienté ses anciens alliés, mais ont aussi démoralisé ceux qui croyaient en lui comme un champion de la lutte contre l’injustice. Kamto n’a pas simplement perdu une élection, il a trahi la cause qu’il avait un jour incarnée, en abandonnant ceux qui l’avaient soutenu avec la conviction que le changement viendrait de l’extérieur du système, et non de ses propres contradictions internes. Yebga a affirmé haut et fort : « Je suis clair dans mon esprit et dans mes convictions, le Judas, c’est Kamto. » Un tel énoncé soulève bien des questions, mais la principale demeure : qui, véritablement, a été trahi dans cette histoire ? De manière ironique, la réponse est évidente : Maurice Kamto. En politique, comme dans toute relation humaine, il est important de comprendre que les alliances sont rarement simples et souvent intéressées. Soutenir quelqu’un dans un combat est une chose, mais lorsque cet homme vous « saute » au moment où vous en avez le plus besoin pour rejoindre ceux qui étaient autrefois vos adversaires, il ne fait aucun doute qu’une trahison s’est produite.
Mais Yebga, lui, est resté fidèle à ses principes et à ses convictions. Cet épisode n’est pas un acte isolé, ni un simple revirement politique. Yebga, souvent décrié par ceux qui ont choisi la voie du calcul politique, se révèle en fait être un homme de convictions profondes. Sa vision n’a pas changé, son engagement pour les jeunes camerounais, pour la paix et la réconciliation n’a jamais vacillé. Oui, il a quitté le MANIDEM en 2018, mais il a su se réinventer et se redéfinir, avec une toute nouvelle approche. Aujourd’hui, il est candidat à la présidentielle, et cela ne relève pas du hasard. Ce n’est pas un choix opportuniste ou dicté par l’argent ou le pouvoir, mais un engagement sincère pour l’avenir du Cameroun. Loin des manœuvres des petits calculs politiques, Yebga aspire à une transformation profonde de son pays, loin des égocentrismes et des petites querelles de chapelles. Les critiques à son égard, le qualifiant de traître ou d’opportuniste, sont souvent basées sur des préjugés et des jugements superficiels. Ceux-là oublient que la politique, dans sa forme la plus noble, est un exercice complexe. Parfois, il faut choisir de rompre avec certains alliés pour pouvoir offrir un avenir meilleur à son peuple. Yebga a pris ce risque. Au lieu de se laisser submerger par les ambitions personnelles, il a pris la décision de se recentrer sur les enjeux réels du pays, en faisant passer les intérêts du Cameroun avant tout.
Par ailleurs, il a montré une sagesse exemplaire en cherchant la réconciliation avec ceux qui étaient autrefois ses opposants, comme Ekane Anicet. Yebga ne s’est pas laissé enfermer dans le passé. Plutôt que de ressasser des rancœurs, il a choisi de regarder vers l’avenir. Dans un pays où la division et les rancunes sont souvent exploitées à des fins politiques, sa démarche de réconciliation est salutaire. En critiquant Yebga, beaucoup ignorent que cet homme a mis son pays au-dessus de ses intérêts personnels. Ses détracteurs parlent de « mallette » et de « corruption », mais ils occultent volontairement la réalité des actions qu’il mène pour construire un Cameroun nouveau. Contrairement à certains, Yebga ne se laisse pas corrompre par le système. Il comprend que l’argent et le pouvoir sont des instruments, non des fins en soi. Le véritable changement, il le sait, ne réside pas dans des accords secrets ou des alliances intéressées, mais dans un projet clair et ambitieux pour l’avenir du Cameroun.
La politique de Yebga n’est pas orientée par une quête de pouvoir, mais une quête de justice, d’égalité et de prospérité pour les Camerounais. Ce n’est pas un homme qui se bat pour lui-même, mais pour un idéal plus grand. Là où d’autres se sont laissés corrompre, où d’autres ont vu une opportunité personnelle à saisir, Yebga a choisi de ne pas se vendre. Il a pris une route différente, une route difficile mais nécessaire. Et, pour ceux qui s’accrochent à des accusations de trahison, il faut comprendre une chose fondamentale : l’histoire d’un homme ne se juge pas sur un instant précis. Les erreurs du passé sont des leçons pour le futur. Yebga a appris et évolué, et c’est cette évolution qui fait de lui un leader visionnaire pour le Cameroun. Il ne se contente pas de bavarder, il agit et son action est guidée par des valeurs humaines profondes. Le véritable héros n’est pas celui qui reste dans la facilité, mais celui qui fait face aux défis avec courage, honnêteté et dignité. Yebga est un héros légendaire, non pas pour ses erreurs passées, mais pour sa capacité à se réinventer et à se dresser face aux injustices, dans la quête incessante d’un Cameroun meilleur pour ses enfants, pour ses jeunes, et pour toutes les générations futures.
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