Mag-Afriksurseine-Mars-2024

BONABERI ET MUSIQUE : AFRIKSURSEINE RENCONTRE LE GROUPE BERIBOYS

 

Originaires du Cameroun, jeunes, passionnés et bourrés de talent, les BERIBOYS s’imposent comme un phénomène musical en pleine ascension dans la ville de Bonabéri. Ce groupe d’artistes-musiciens, formé autour d’une vision commune et d’une énergie débordante, fait de plus en plus parler de lui dans l’univers urbain camerounais et au-delà. Avec des titres accrocheurs, une identité affirmée et une présence scénique remarquable, ils ont récemment enchaîné les concerts, dont l’un, tout récemment, a littéralement fait salle comble. Un exploit qui témoigne de leur popularité croissante et du lien fort qu’ils tissent avec leur public. Dans cette interview, les BERIBOYS nous racontent l’origine du groupe, l’histoire derrière sa création, les rôles de chacun, et reviennent sur les coulisses de leur dernière tournée. Ils nous dévoilent aussi le secret de leur succès, leur organisation en amont des concerts, leur discographie actuelle et surtout, ce que l’avenir leur réserve. Une rencontre pleine de sincérité, d’humour, et de passion avec l’un des groupes les plus prometteurs de la scène musicale camerounaise.

 

 Pour commencer, pouvez-vous nous présenter les membres du groupe BERIBOYS et nous expliquer comment il s’est formé ?

Le Collectif Beri Boys Club est constitué de : Djibril’zer, Orock, Tasse et Hookah. Le collectif a été formé en 2024 par Ludovic Tchouate, qui est le producteur du projet.  

 

Qui a eu l’initiative de créer le groupe et comment le projet a-t-il pris forme concrètement ?

Ludovic, à la base, voulait former un mélange d’artistes faisant de l’Afro-Soul et du Hip-Hop. Pendant le recrutement, Djibril’zer fut le premier à qui l’on parla du projet. Ensuite, il contacta Tasse et Hookah, qu’il connaissait déjà. À la fin, pensant qu’il fallait un dernier membre, Djibril lui proposa d’écouter le projet d’Orock, qui venait de sortir. C’est donc Orock qui devint le quatrième et dernier membre du collectif.

Quel est le rôle de chacun au sein du groupe, que ce soit sur le plan artistique ou organisationnel ?

Chaque membre du collectif est à la fois artiste, mais joue aussi un rôle clé dans l’organisation et la promotion des projets que nous menons, ensemble avec le manager et son équipe.

 

Vous revenez tout juste d’une tournée de concerts. Quelles ont été les grandes étapes de cette tournée et quelles ont été les réactions du public ?

Nous avons pris beaucoup de plaisir à rencontrer le public qui nous a soutenus pendant ces sept derniers mois sur les réseaux sociaux. C’était important pour nous de les rencontrer face à face et de vivre ces moments uniques ensemble. Nous avons fait la première partie de Ko-C en mars dernier, ainsi que quelques showcases dans les villes de Douala et Yaoundé. Le grand rendez-vous fut notre concert au Lycée Polyvalent de Bonaberi, le 17 mai, où nous avons réalisé un sold out historique.

 

Votre dernier concert a fait salle comble, un véritable succès ! Quel est, selon vous, le secret de cette réussite ?

Nous devons notre réussite à Dieu, en premier lieu, mais aussi à notre capacité à rêver et à nous convaincre nous-mêmes que c’était possible. Nous n’avons pas commencé ce projet en nous concentrant sur ce que nous n’avions pas, mais nous avons eu la foi et nous nous sommes donnés à 500 % pour représenter notre drapeau, pour représenter Bonaberi de la meilleure des façons.

Comment vous organisez-vous en amont d’un concert ? Parlez-nous des répétitions, de la logistique, et de votre gestion en groupe.

 

Organiser un concert n’est pas évident, surtout lorsqu’il s’agit de notre tout premier concert. Nous avons multiplié les séances de répétition, enchaîné plusieurs réunions de brainstorming avec toute notre équipe, qui nous soutient depuis le début, afin de rendre ce projet possible. Nous avons contacté des prestataires qui ont été, grâce à Dieu, ouverts à nous accompagner. Cela a permis à l’événement d’être une réussite.

 

Où en êtes-vous aujourd’hui sur le plan musical : combien de titres avez-vous à votre actif et dans quels styles musicaux évoluez-vous ?

À ce jour, nous avons huit titres à notre actif, dont deux EPs et plusieurs singles. Nous définissons notre musique comme un mélange de musique camerounaise (Makossa, Bikutsi, Essewe, Makunè) et de R&B/Soul.

 

Enfin, quels sont vos projets à venir pour les mois prochains ? Une nouvelle tournée ? Un album ? Des collaborations ?

Nous avons un concert à Yaoundé, à l’Esplanade du Musée National, le 14 août prochain, un album prévu pour la rentrée, et d’autres belles surprises pour notre communauté.

 

Votre mot de fin.

Un merci spécial à tous ceux qui nous soutiennent depuis le départ. Rendez-vous le jeudi 14 août à l’Esplanade du Musée National de Yaoundé. On va prendre la pirogue ensemble.

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