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Édea : entre ferveur politique et réalités sociales, un contraste saisissant. Le lancement officiel de la campagne électorale du RDPC dans le département de la Sanaga-Maritime s’est tenu le 29 septembre 2025, à la Maison du Parti d’Édea 1er, sous la présidence du ministre Jean Ernest Massena Ngallè Bibehè, chef de la Commission départementale. Devant une foule de militants, le message fut clair : cohésion, fidélité au Président national et engagement de proximité pour assurer une victoire éclatante de Paul Biya à l’élection présidentielle du 12 octobre prochain. La cérémonie a vibré au rythme des chants et slogans, traduisant une volonté d’unité et de mobilisation. Cependant, ce décor officiel contraste fortement avec les réalités quotidiennes vécues par les populations locales, notamment en zone rurale. Dans la campagne, les griefs s’accumulent : routes dégradées, absence de soins de qualité, manque d’eau potable et d’électricité, chômage endémique des jeunes.

Beaucoup dénoncent un discours électoral en décalage avec leur vécu, rappelant que derrière les promesses de transformation se cachent des problèmes structurels qui persistent depuis plusieurs décennies. Pour nombre d’habitants, ces grands rassemblements politiques paraissent davantage comme des démonstrations de force que comme de réelles réponses à leurs besoins essentiels. Ainsi, Édea incarne aujourd’hui un paradoxe : ville vitrine d’une campagne électorale marquée par l’enthousiasme partisan, mais entourée de campagnes qui témoignent d’un profond désenchantement face aux promesses réitérées. Entre slogans triomphalistes et réalité du terrain, l’écart demeure visible. Cette fracture pose une question centrale : la campagne électorale saura-t-elle véritablement répondre aux aspirations de développement, ou restera-t-elle un rituel politique sans impact tangible sur la vie des populations ?

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