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La finale contre le Malawi s’annonce particulièrement difficile pour le Cameroun, notamment en raison de la puissance offensive et de la vitesse de certaines joueuses malawites. Les performances de Tabitha et Temwa Chawinga imposent aux Camerounaises une préparation tactique rigoureuse, mais il ne faudrait surtout pas tomber dans la provocation ou dans des spéculations sur la féminité des joueuses adverses.  La CAF doit sérieusement ouvrir une enquête sur la féminité de certaines joueuses du Malawi. Certaines joueuses ont un taux de testostérone très élevé, à l’image de ces deux joueuses malawites. C’est un haut lieu du football que nous, Camerounais, ignorons et brandir du jour au lendemain deux femmes visiblement des hommes montrent qu’il y a une vague des fonds, soit elles ont subi une ablation ou alors elles sont été tout simplement castrées. Ces joueuses ont la même vitesse athlétique que les hommes, la corpulence physique est impressionnante et rien de féminin en elles. Le Malawi une nation qui n’a jamais atteint ce stade de football, peut bien avoir triché d’une manière ou d’une autre pour être là. Il est important que des tests approfondis leur soient appliqués, car cette compétition est réservée aux femmes. Sur le terrain, le Cameroun doit rester concentré sur ce qu’il peut contrôler, à savoir sa stratégie, sa discipline et sa capacité à exploiter les failles de l’adversaire.

A ce titre, le souvenir du quart de finale des Jeux olympiques de Sydney en 2000 contre le Brésil peut être une source d’inspiration. A cette époque, Jean-Paul Akono avait su préparer son équipe à affronter une formation brésilienne particulièrement talentueuse et capable de faire la différence individuellement. Il avait demandé à ses joueurs, notamment aux défenseurs, d’adopter une défense en ligne, avec pour consigne de remonter rapidement dès la progression du ballon afin de prendre les attaquants adverses en position de hors-jeu. Une stratégie parfaitement maîtrisée, qui a fonctionné à cent pour cent. Le Cameroun avait finalement remporté cette rencontre 2-1 après prolongation. Même si le contexte et les équipes sont différents aujourd’hui, certaines idées de cette rencontre peuvent être adaptées à la finale contre le Malawi. La première priorité devrait être de fermer l’axe et de réduire au maximum les espaces entre les lignes. L’objectif était également d’empêcher les joueurs chargés d’alimenter les deux attaquants malawites de leur transmettre le ballon. Une consigne tactique essentielle pour neutraliser ces deux joueurs particulièrement dangereux et limiter leur influence dans le jeu.

Le Cameroun ne doit pas chercher à courir constamment derrière le ballon ni à répondre à la vitesse malawite par un pressing désordonné. Au contraire, les joueuses doivent rester patientes et faire coulisser le bloc dans son ensemble. L’objectif doit être de contraindre le Malawi à construire sur les côtés et de lui fermer les zones centrales dans lesquelles ses attaquantes peuvent devenir particulièrement dangereuses. Le milieu défensif aura dans cette organisation un rôle essentiel. Il devra protéger la zone située devant les défenseures centrales et empêcher les passes qui pourraient permettre aux attaquantes malawites de prendre de la vitesse dans l’axe. La défense devra également éviter de se retrouver trop haute lorsque le ballon est perdu, car une équipe aussi rapide dans les transitions peut immédiatement exploiter le moindre espace dans le dos. Le Cameroun devra donc conserver une véritable sécurité derrière le ballon. Lorsqu’un latéral se projette vers l’avant, l’autre ne devra pas systématiquement faire la même chose. Le milieu devra également être capable de couvrir afin d’éviter que les deux défenseures centrales se retrouvent exposées face aux attaquantes adverses.

La priorité sera de ne jamais offrir aux Chawinga des espaces dans lesquels elles pourraient lancer leurs courses. Cette organisation ne signifie cependant pas que le Cameroun doit subir pendant toute la rencontre. L’idée serait plutôt de défendre dans un bloc médian compact et de profiter immédiatement des pertes de balle malawites. À la récupération, la première passe devra être simple et précise, avant de chercher rapidement les espaces derrière les latérales adverses. Si une possibilité de contre se présente, il faudra accélérer, mais sans précipitation. Dans les autres situations, le Cameroun devra conserver le ballon, faire remonter son bloc et éviter de rendre immédiatement la possession à l’adversaire. Une attention particulière devra également être accordée aux joueuses capables de faire basculer la rencontre individuellement. Il ne s’agit pas nécessairement de mettre en place un marquage individuel permanent, mais plutôt de faire en sorte qu’une joueuse malawite dangereuse ne puisse jamais se retrouver seule dans une zone décisive. Lorsqu’une attaquante rentre vers l’intérieur, la défenseure doit pouvoir la ralentir pendant qu’une milieu vient fermer la passe ou la trajectoire vers le but.

C’est cette capacité à défendre à deux et à rester solidaire qui pourrait faire la différence. Le Cameroun devra aussi savoir gérer le résultat. S’il ouvre le score, il ne faudra surtout pas reculer automatiquement dans sa propre surface. Une équipe qui abandonne trop rapidement le milieu de terrain finit souvent par subir vague après vague. Il serait préférable de conserver un bloc médian compact, avec des sorties coordonnées et suffisamment de présence au milieu pour empêcher le Malawi de s’installer durablement dans le camp camerounais. À l’inverse, si le score reste nul après une heure de jeu, il ne faudra pas céder à la panique. Le Cameroun a montré contre le Maroc qu’il était capable de rester solide dans un match fermé et de conserver sa concentration pendant très longtemps. Cette expérience peut être précieuse en finale. Il faudra accepter qu’un match puisse rester longtemps indécis et éviter de se découvrir uniquement parce que le but tarde à arriver. Le scénario idéal serait donc de reproduire l’état d’esprit qui avait permis au Cameroun de surprendre le Brésil en 2000, tout en l’adaptant aux caractéristiques du Malawi. Il faudra accepter de ne pas toujours avoir la maîtrise du ballon, fermer les espaces, rester discipliné, défendre ensemble et attendre le moment opportun pour frapper.

Si le Malawi se découvre en cherchant à faire la différence en fin de rencontre, le Cameroun devra être capable de transformer une récupération en transition rapide et d’attaquer immédiatement les espaces laissés libres. La clé de cette finale pourrait finalement être la patience. Le Cameroun n’a pas besoin de battre le Malawi dans le domaine de la vitesse ou de la puissance offensive. Il doit chercher à gagner dans celui de l’organisation, de la discipline et de l’intelligence tactique. Fermer l’axe, protéger la profondeur, empêcher les Chawinga de prendre de la vitesse, défendre en surnombre dans les zones dangereuses et se projeter rapidement à la récupération pourraient constituer les fondations d’un plan capable de faire tomber le Malawi. En définitive, le Cameroun doit s’inspirer de Sydney 2000 sans chercher à reproduire exactement le match contre le Brésil. Le football a évolué, les joueuses et les systèmes sont différents, mais le principe demeure valable. Face à une équipe virevoltante, il faut lui enlever l’espace, lui imposer de la patience et profiter de chaque moment où elle perd son équilibre. Si les Camerounaises restent compactes, disciplinées et efficaces dans les transitions, elles auront les armes nécessaires pour transformer cette finale difficile en une nouvelle grande page de leur histoire.

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