Mag-Afriksurseine-Mars-2024

LE CAMEROUN AU SOUFFLE DU HUITIEME SERMENT

 

Le 6 novembre dernier, le Président Paul Biya a prêté serment. La plupart des Camerounais, ceux qui connaissent ce pays jusque dans ses profondeurs, savaient déjà qu’il ne partirait pas. Dire que Paul Biya se présenterait pour ensuite perdre relève du rêve éveillé. Et debout, il l’a été, debout comme le roc du pouvoir, debout comme d’habitude. Dès le matin, lors de son investiture, jusqu’au soir, au palais, il est resté ainsi : droit, digne, attentif, accueillant ses compatriotes un à un, les reconnaissant d’un regard, échangeant quelques mots avec les habitués, ou adressant un sourire à ceux qui occupent de hautes fonctions dans la République. Paul Biya est un homme que nul ne saurait définir. Personne, je crois, ne le connaît vraiment. Seuls les sages peuvent deviner, entre les silences et les gestes, la profondeur de sa pensée. Au cours de cette soirée au palais, il prenait le temps d’échanger avec certaines figures illustres, et c’était normal. C’est un homme d’une courtoisie exquise. À d’autres, il n’adressait ni signe ni mot, non par indifférence, mais parce qu’il sait dissimuler ses émotions, sa complicité, son appréciation. Il faut se méfier d’un président qui ne dévoile rien et observe tout. Si j’étais dans le sérail, je préférerais demeurer à l’écart, discret, presque invisible. Paul Biya est semblable aux sages Bamiléké ;  il s’intéresse peu à celui que l’on désigne comme son successeur, préférant laisser croire que le pouvoir suivra un autre chemin.

Au Cameroun, nul ne sait vraiment qui sera là demain. Revenons à son discours, il a  placé la jeunesse et la femme au cœur de son  nouveau mandat.  Nombreux   sont ceux qui sont derrière vous, portés par l’espérance. Les élections sont désormais derrière nous, et Paul Biya est encore debout. Oui, il est debout, et avec lui se tient tout un peuple, tout un pays. Le cycle de l’année reprend. Il est temps de desserrer l’étau, d’écouter le Cameroun profond, celui des humbles et des oubliés. Voici venue l’heure des grandes rencontres économiques, où la nation doit renaître. Le stratège avait su mettre en place une équipe solide, coordonnée, et malgré les épreuves, le Cameroun continue de fonctionner, de répondre présent, de tenir bon. Les Camerounais portent leurs doléances en silence. Ils ont accepté ce fardeau avec dignité. Résilients, ils avancent, le cœur lourd mais la tête haute, comme le Président lui-même porte le pays sur ses épaules. Dieu seul sait comment se résoudront ces épreuves, mais la foi demeure. Nous espérons que cette jeunesse ardente, avide de grandeur, comme vous l’étiez il y a plus de quarante ans, lorsqu’il accédait  aux affaires, trouvera, durant ces sept années et bien au-delà, des places à la mesure de son talent et de ses compétences, reconnues à travers le monde. Les Camerounais attendent le souffle du renouveau, ce rajeunissement qui annoncera le passage de témoin dans la paix, l’harmonie et la sagesse.

Ces vertus, qui  lui  ont valu la reconnaissance d’un peuple et l’estime de la communauté internationale. À l’aube d’un nouveau chapitre de l’histoire nationale, la nation camerounaise se tient à la croisée des chemins, portée par l’espoir d’un renouveau politique et social. La perspective d’un huitième mandat de Son Excellence Monsieur le Président Paul Biya suscite à la fois l’attente et la ferveur d’un peuple avide de stabilité, de paix et de cohésion. Ce moment décisif ne saurait être un simple prolongement du passé ; il doit incarner une promesse de réconciliation, de dialogue et d’unité nationale. Dans cet élan collectif, nous lançons un appel vibrant à la participation de tous les citoyens, afin que nul ne soit laissé en marge de cette grande marche vers la paix retrouvée. Nous croyons profondément que le rassemblement à venir ne sera pas une simple manifestation politique, mais bien une rencontre fraternelle, un souffle d’espérance où chaque voix comptera, où chaque regard portera la lumière du changement et de la solidarité. C’est ensemble, dans l’écoute et la compréhension mutuelle, que nous pourrons réinstaurer la cohésion nationale et bâtir un avenir plus juste et plus humain. Le travail des jeunes, le problème des femmes, le problème des routes, la brutalité policière, ce sont des problèmes cruciaux.

 

D’autres appels comme ceux  des personnes en handicaps  sont tournés vers Son Excellence Monsieur le Président Paul Biya. Parmi ces  appels, le projet Harmonia et le programme ASEAVUS occupent une place de choix. Ces actions ambitieuses visent la scolarisation et la prise en charge précoce des enfants autistes, depuis la prématernelle jusqu’à leur insertion dans des centres de formation professionnelle adaptés. Par leur  accompagnement, ces jeunes âmes pourront trouver le chemin de l’autonomie, de l’épanouissement et de la dignité. Nous ne voulons plus demeurer dans l’ombre de l’indifférence générale. Nous refusons l’exclusion sociale et professionnelle qui ronge les fondements de notre société. Nous aspirons à être entendus, compris, respectés et soutenus. Notre engagement est celui de citoyens responsables, portés par la conviction que le Cameroun de demain se construira avec chacun d’entre nous, dans la reconnaissance de toutes les différences et la valorisation de toutes les compétences. En cette heure charnière, nous plaçons notre confiance en la sagesse et en la vision de Son Excellence Monsieur le Président de la République du Cameroun, afin que la voix des sans-voix trouve enfin un écho au cœur même de la nation. Puisse ce nouveau mandat être celui de la renaissance collective, de la paix durable et de la justice sociale, pour un Cameroun uni, fort et prospère.

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