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La constance d’un homme pour  l’éveil d’une nation.

J’ai commencé à m’intéresser à Cabral Libii le jour où, au détour d’un échange télévisé en direct, il fit une réplique saisissante à un proverbe évoquant le Mvett. Ce n’était pas tant la joute verbale que sa réponse, fulgurante de finesse, qui m’avait marqué. Il répliqua alors à son interlocuteur : « Un vieux qui n’aime pas les jeunes est un vieux qu’il faut tuer. » Ce jeune homme, encore inconnu du grand public, venait de capter mon attention. C’est ce proverbe qui fait son beau chemin aujourd’hui. Je me surpris, dans les jours qui suivirent, à partager cette réplique autour de moi, comme on cite un vers marquant ou une phrase de grand auteur. Ce n’était pas une vaine démonstration d’ego, mais le reflet discret d’un esprit lucide et de l’acuité intellectuelle que tout homme politique devrait posséder. Dès lors, chaque fois qu’il apparaissait à l’écran, je m’arrêtais. Je voulais l’écouter. J’observais ce jeune intellectuel, simple, sans réseaux puissants, sans appareil politique à sa solde, tenter de faire entendre sa voix dans une arène saturée de figures installées.

Il n’était pas encore un homme politique, juste un esprit en éveil, un idéaliste qui croyait encore que les mots pouvaient changer quelque chose. À cette époque, l’espace médiatique était largement dominé par le feu Charles Ateba Yene, figure redoutée, au verbe tranchant, à la pensée fougueuse. Cabral lui faisait face, souvent. Ces affrontements donnaient lieu à de véritables duels idéologiques. Je me suis souvent demandé ce que ce jeune d’alors, qui affrontait l’arène avec la seule force de ses idées, penserait de lui-même aujourd’hui, à l’heure où Cabral Libii atteint l’apogée de son influence politique. Il y avait chez lui une posture presque prophétique. Une forme de patience rare. Il ne cherchait pas à briller  à tout prix, il attendait son heure. Il savait, au fond, que les éclats précoces s’éteignent souvent plus vite. Il était déjà intelligent, assurément, mais il ne s’imposait pas. Il se préparait. Aujourd’hui, le temps semble lui avoir donné raison. L’heure de Cabral Libii a sonné. Et ceux qui, comme moi, l’ont vu émerger dans l’ombre des plateaux de débats, savent que cette ascension ne doit rien au hasard. C’est le fruit d’une constance, d’une maturité construite, et d’un engagement dont les racines plongent dans l’humilité des débuts.

L’image diffusée ces derniers jours est le grand  départ de l’homme  politique. Elle est un message fort, un symbole puissant : celui de l’engagement, de l’attention qui tourne autour de l’homme politique. À travers cette image, il va de soi que plus rien ne peut s’écrire sans Cabral Libii dans notre pays. Ce n’est pas l’image qui fait l’homme politique, mais l’aura qu’il dégage et la pression qui pèse désormais sur lui. Il ne peut plus faire marche arrière. Et c’est cela, la démocratie : dès qu’un espace, même infime, s’ouvre, il faut savoir l’occuper. L’honorable Cabral Libii, figure centrale du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN)  devient un jeune à prendre très au sérieux. Sa patience, sa cohérence, sa dignité et sa responsabilité forcent le respect. Son engagement dépasse les ambitions personnelles : il s’inscrit dans une vision collective du destin national.  Il aime le cameroun et les camerounais l’aiment. Il aime le savoir et le savoir l’aime.

Il aime la politique et la politique l’aime.  Voilà qui est conclu. Cabral Libii a su garder le cap, résister aux pressions, éviter les compromis indignes, et maintenir la confiance d’un groupe, et surtout d’une jeunesse en quête de repères. À ce titre, il représente  aujourd’hui une promesse politique crédible et un espoir renouvelé pour le Cameroun. Certains me rappellent souvent   ses débuts à Yaoundé II, lorsqu’il affrontait les réalités du terrain médiatique à Radio Campus. Le chemin parcouru depuis est saisissant. Aujourd’hui, il est devenu la pierre angulaire d’un projet politique sérieux et structuré. Et à travers lui, un message s’adresse à tous les jeunes : croyez en vos rêves. Car certains hommes, portés par la foi et la droiture, parviennent à braver les tempêtes et à rester debout quand tant d’autres ont fléchi. Le Cameroun veut renouveler  les visages, redynamiser les institutions, et avancer vers un avenir de justice et de dignité.

Cabral Libii ou l’irruption d’un avenir possible

Cabral me rappelle la jeunesse  fulgurante de Steve Biko, Félix Moumié, – me disait un vieux de Paris -,  qui, à défaut d’avoir conquis le pouvoir, imposent déjà leur nom à l’histoire. Cabral Libii semble être de cette trempe. À peine investi par son parti pour la prochaine échéance présidentielle, le voilà déjà qui réveille les passions, attise les débats et électrise l’espace public national comme international. Jamais, au Cameroun contemporain, un si jeune homme politique n’a suscité autant d’agitation autour de sa personne, au point de faire réfléchir sérieusement sur l’avenir de notre pays. Ce tumulte, loin d’être un simple phénomène de mode, traduit un mouvement de fond : une jeunesse en quête d’elle-même, une nation à la croisée des chemins, et un système qui vacille sous le poids des décennies révolues. Cabral Libii, par sa petite  posture, son audace, et surtout son projet politique, vient rompre avec la tradition silencieuse des candidatures convenues. Il propose une vision, un souffle, un appel mais surtout une image, où  celle-ci devra compter. Au centre du projet politique porté par le président du PCRN, Cabral Libii, se trouve une proposition majeure : le fédéralisme communautaire. Il ne s’agit pas d’une simple réforme administrative, mais d’une refondation profonde de l’État camerounais, pensée pour répondre aux réalités sociales, culturelles et politiques du pays.

Contrairement à une conception rigide ou fragmentée de la fédération, ce modèle se veut souple, inclusif et adapté au contexte camerounais. Il repose sur la création d’une nouvelle Constitution fédérale qui instaurerait au moins quinze régions autonomes, chacune dotée de réels pouvoirs d’action. Chaque région serait administrée par un exécutif propre, dirigé par un président élu au suffrage universel direct, garant de la légitimité démocratique locale. Cette autorité ne serait pas isolée dans sa gouvernance : un contrôle démocratique régional serait assuré par une Assemblée régionale, composée à la fois de représentants des partis politiques et de députés indépendants. Cette composition vise à assurer une pluralité de voix et une représentation équilibrée des forces sociales locales. Il est vrai que cette proposition ne fait pas l’unanimité. Le mot « fédéralisme » suscite encore des réserves dans un pays historiquement présenté comme un État unitaire. Certains y voient une menace pour l’unité nationale.

Pourtant, cette critique mérite d’être nuancée, voire dépassée. Le fédéralisme communautaire ne vise ni la division ni le repli identitaire. Il propose au contraire une réorganisation rationnelle de l’État, en rapprochant les centres de décision des citoyens, en valorisant les spécificités régionales, et en offrant un cadre de gouvernance plus transparent, plus participatif, et plus efficace. Cette approche cherche à réconcilier démocratie locale et cohésion nationale, en adaptant les institutions aux besoins réels du Cameroun contemporain. Elle représente une tentative sérieuse de modernisation politique, dans laquelle la diversité culturelle n’est plus un frein, mais une richesse à structurer. Mais le trait le plus original de cette architecture réside dans l’instauration d’un Sénat régional, non élu, composé de nos rois traditionnels.

Ces garants de la sagesse ancestrale ne seraient pas de simples symboles : ils incarneraient un pouvoir de contrôle, à la fois parlementaire et moral, enraciné dans notre mémoire collective et nos réalités sociétales. À travers ce projet, Cabral Libii ne se contente pas de proposer une réforme institutionnelle. Il esquisse un nouveau contrat social, fondé sur la proximité, la responsabilité régionale, et la valorisation de notre diversité. Il suggère que le Cameroun peut renaître, non pas en copiant des modèles exogènes, mais en s’appuyant sur ses propres fondations. Ce projet, s’il peut encore sembler utopique à certains, a déjà accompli un premier miracle : faire parler, faire rêver, faire croire. En cela, le jeune leader a déjà marqué l’histoire. Et dans un pays longtemps habitué au silence des foules, cela constitue un frisson d’espoir.

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