Mag-Afriksurseine-Mars-2024

LES RESULTATS DES ELECTIONS PRESIDENTIELLES : CE QUE J’EN PENSE.

 

Cameroun : Le RDPC, une sérénité silencieuse face aux agitations numériques

Penser que l’opposition peut remporter une élection au Cameroun alors que le président Paul Biya est en lice, c’est faire preuve d’un aveuglement politique. Pour ma part, cette idée ne m’effleure même pas l’esprit. Si le président devait quitter le pouvoir, il ne se représenterait tout simplement pas. Mais dans le contexte actuel, les enjeux sont bien trop importants pour envisager qu’il puisse abandonner la direction du pays. Le Cameroun traverse une période complexe, comparable à une plaie béante. Ce que nous vivons tient presque de la tragi-comédie, avec ses acteurs bien en place et un public qui observe, parfois impuissant. Il n’existe pas véritablement d’opposition structurée dans ce pays, et le système qui émergera demain ressemblera très probablement à celui d’aujourd’hui. Le Cameroun est une terre de stratèges, et à l’approche de chaque proclamation de résultats, des manœuvres subtiles se mettent en place, ramenant chacun à la réalité du jeu politique. Il faudra encore du temps avant de voir émerger de véritables hommes d’État capables d’assumer une telle responsabilité de relève.

 

Pour l’instant, nous n’avons face au pouvoir en place que des figures dispersées, souvent motivées par la soif de pouvoir, mais dépourvues de vision claire et de réelle maîtrise de l’art de la conquête politique. Alors que certains acteurs politiques multiplient les sorties tapageuses et les manipulations sur les réseaux sociaux, le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), fidèle à sa tradition de discipline et de maîtrise, observe avec calme et assurance le déroulement du processus électoral. Ces derniers jours, une série de documents suspects, présentés comme des procès-verbaux électoraux, ont inondé les réseaux sociaux, diffusés notamment par l’équipe du candidat Issa Tchiroma Bakary. Selon plusieurs sources concordantes, ces documents seraient le fruit d’une fabrication en interne, au sein d’un réseau structuré autour du candidat du FSNC, dans une tentative manifeste de manipulation de l’opinion publique. Des révélations inquiétantes font état d’altercations entre les membres de cette cellule, certains trouvant le pourcentage attribué à leur candidat peu crédible face au score largement attendu du président Paul Biya.

 

D’autres plaidaient pour une falsification habile, calquée sur le format officiel des documents électoraux, tout en évitant d’y apposer le logo du FSNC pour mieux tromper les observateurs. Au cœur de cette cacophonie : un aveu troublant attribué à Issa Tchiroma lui-même : « Nous sommes déjà dans le faux, continuons seulement. » Une déclaration qui révèle non seulement le cynisme de l’entreprise, mais aussi les relais numériques mobilisés dans ce qui apparaît de plus en plus comme une tentative de déstabilisation orchestrée.

 

Une opposition fébrile, un pouvoir serein

Pendant que certains se livrent à la désinformation et à l’agression verbale, tant envers les partisans du pouvoir que les journalistes qui leur sont proches, le RDPC fait le choix du silence stratégique, confiant dans la maturité des institutions et dans la souveraineté du peuple camerounais exprimée dans les urnes. Aucune surenchère, aucun discours incendiaire, aucun montage grotesque : la majorité présidentielle, consciente de son ancrage profond dans les 10 régions du pays et forte de son bilan, attend sereinement la proclamation des résultats officiels. Même face à des attaques personnelles, parfois violentes, dans les rues ou en ligne, les partisans du président Paul Biya font preuve de retenue et de responsabilité, refusant d’entrer dans le jeu de la provocation.

 

 La manipulation règne 

Les Camerounais ne sont pas dupes. Le peuple voit clair dans les manœuvres de ceux qui, incapables de convaincre par un projet sérieux, préfèrent le tumulte aux idées, la falsification au débat, et les réseaux sociaux aux canaux institutionnels. À l’heure où certains veulent faire croire qu’un simple bruit numérique pourrait remplacer la vérité des urnes, le RDPC donne une leçon de sang-froid républicain. Il rappelle, par son attitude, qu’un État ne se gouverne pas avec des slogans Facebook ou des vidéos montées à la hâte, mais avec une vision, une expérience et une capacité à rassembler.

 

Une victoire attendue, sans triomphalisme

Le RDPC n’a pas besoin de crier victoire avant l’heure. Il attend. Sereinement. Avec la certitude que la vérité finira toujours par triompher, et que le Cameroun ne cédera ni à la confusion ni à la démagogie. Jeudi prochain, les résultats seront rendus publics. D’ici là, chacun est appelé à la responsabilité. Car l’avenir de la nation ne peut être laissé entre les mains de ceux qui pensent qu’on peut gouverner un pays avec des coups de buzz et des procès-verbaux bricolés.

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