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Ce mardi 23 septembre 2025, la salle des Convivialités du Ministère des Arts et de la Culture s’est parée de lumière et d’élégance pour accueillir la cérémonie de remise du Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun. Mais au-delà des discours et des distinctions, un nom résonnait dans toutes les mémoires : celui de Bertille Marie Mawem, promotrice du prix et âme visionnaire des Éditions Les Fous du Livre. Par sa passion, elle a su offrir au Cameroun un écrin où les mots deviennent joyaux, où la littérature se déploie comme une flamme souveraine, illuminant l’horizon culturel du pays. Il y avait, dans l’air de cette soirée, une intensité rare, comme si le temps lui-même s’était suspendu pour écouter les voix des auteurs et saluer les plumes qui tracent, avec obstination et beauté, la mémoire de demain. L’écriture, fragile et éternelle à la fois, s’est dressée comme une arche reliant l’ombre et la lumière, un sanctuaire où chaque mot inscrit devient héritage. Et c’est à travers le geste généreux de Bertille Marie Mawem que ce pont s’est solidifié, ouvrant un passage vers la reconnaissance des talents littéraires camerounais. Lorsque Madame l’Inspecteur Générale du Ministère des Arts et de la Culture remit le Certificat d’Honneur à la Directrice des Éditions Les Fous du Livre, ce n’était pas seulement un parchemin symbolique qui changeait de mains, mais une offrande adressée à l’avenir.

Dans ce geste, se lisaient la gratitude et la fierté d’un pays qui voit naître en son sein une voix capable de rassembler, de défendre, d’honorer la littérature. Car l’initiative des Fous du Livre est  un acte de foi envers l’intelligence humaine, un chant d’espérance dédié à la jeunesse et à la mémoire collective. Le livre, ce compagnon silencieux, s’est imposé ces jours-ci à Yaoundé comme le véritable protagoniste de la cérémonie. Trésor inestimable, il fut célébré comme une flamme vivante qui éclaire les âmes, comme un phare guidant les générations à venir. Et sous l’impulsion de Bertille Marie Mawem, cette flamme ne vacille pas : elle se nourrit des voix nouvelles, des talents audacieux, de la fidélité des auteurs qui continuent d’inscrire leur confiance dans cette maison d’édition devenue un emblème.  Elle a écrit une belle page d’actualité. Elle a  gagné  une promesse. Celle que le Cameroun, par ses écrivains, ses lecteurs et ses bâtisseurs de rêves, tiendra toujours debout face au temps. Grâce à Bertille Marie Mawem et à tous ceux qui osent croire en la puissance des mots, notre patrimoine littéraire rayonne, et avec lui, l’âme d’une nation.

Rendez-vous est déjà pris pour décembre, au Musée National, où le Festival International La Semaine des Fous du Livre s’annonce comme une nouvelle ode aux lettres, aux voix et aux songes qui continueront de faire battre le cœur du Cameroun.En 2021, le prix honoré  déjà de la plume singulière de Calvin Djouari, récompensé pour son ouvrage magistral Le Retour du Roi Rudolf Duala Manga Bell. Par ce récit puissant, où l’histoire et la mémoire s’entrelacent avec la finesse d’une fresque littéraire, l’auteur a su redonner voix et chair à une figure emblématique du Cameroun, offrant au lecteur un livre-héritage. Ce prix venait consacrer un talent rare, celui d’un écrivain capable de transformer la douleur du passé en une œuvre de beauté et de vérité, inscrivant son nom parmi les gardiens de la mémoire et les bâtisseurs de l’avenir littéraire camerounais.

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